vendredi 9 mars 2007

LA LUMIERE DES ETOILES LOINTAINES EST- ELLE UNE PREUVE QUE L'UNIVERS EST VIEUX ?




Certaines étoiles sont à des milliers et même des milliards d'années- lumière.

Cela ne signifierait-il pas que la lumière que nous recevons maintenant de ces étoiles a mis des milliers d'années pour arriver jusqu'à nous ?

En dépit de toutes les évidences bibliques et scientifiques, pour une création récente, ceci est un problème auquel nous devons honnêtement faire face. Actuellement, il n’y a pas de solutions satisfaisantes qui soient acceptées par la majorité des scientifiques créationistes, alors nous proposerons un certain nombre d'hypothèses.

Ce que nous observons, n’est pas un vieil univers, mais nous observons certains faits à partir desquels nous pouvons déduire un âge à condition de faire au préalable certaines hypothèses. Quoiqu'elles semblent raisonnables elles sont néanmoins "des croyances" ; alors nous devons regarder attentivement à chacune de ces hypothèses à tour de rôle, en se rappelant qu'une grande humilité est nécessaire. Nous n'avons pas accès à une connaissance infinie, Dieu seul sait tout. L'histoire de la science montre que ce qui semble certain dans une génération peut être totalement détrôné par une nouvelle information dans la génération suivante.

Les hypothèses qui ont été utilisées pour donner un grand âge à l’univers par l'observation de la lumière provenant des étoiles distantes, sont les suivantes :

Présupposition 1 :

les grandes distances attribuées aux étoiles sont réelles.
Plus nous nous éloignons, plus les méthodes de mesures sont indirectes. Toutefois, même s'il y a une grande marge d'erreurs pour les étoiles très lointaines, cela n'est pas vraiment révélateur, car la structure des temps bibliques n'autorise pas plus de 6 à 10 milliers d’années. Même notre galaxie "la voie lactée" est estimée à environ 100 000 années lumière de diamètre. L’univers doit être immense compte tenu du nombre considérable de galaxies visibles.
Cependant une hypothèse intéressante est en train d'être étudiée par le physicien Russel Humphreys qui a mi le doigt sur la question réelle, à savoir :
A quelles distances étaient les galaxies quand la lumière s'est mise en route vers nous ?
La bible indique trois fois (en utilisant 3 verbes hébreux différents) que Dieu à "Etendu ou déployé les cieux (par exemple, Esaie 42 : 5/ 45 : 12/ 51 : 13/ Jéremie 10 : 12 )Puisque les cieux ont été crées avant les étoiles et les planètes, ce déploiement se réfère vraisemblablement à la création des corps célestes.

D'après le Dr Humphreys, il existe une solution à l'équation du champ gravitationnel d'Eistein qui peut permettre une très rapide expansion de l'espace et par conséquent, de toutes les choses qu'il contient. Cela pourrait donner à l'univers la possibilité de gonfler jusqu'à sa taille actuelle en moins de 6 000 ans. Par conséquent, la lumière a commencé son voyage lorsque les galaxies étaient plus proches ( et aussi plus petites et moins énergétiques ) qu'aujourd'hui. Une telle expansion engloberait symétriquement toute la matière et ne serait pas détectable par ceux « de l'intérieur ». Par contre, cela pourrait expliquer le décalage vers le rouge des longueurs d’onde de ce déploiement de la lumière des étoiles.

Présupposition II :

Nous savons avec certitude comment la lumière voyage dans l'espace profond.
En 1953 , les docteurs Moon et Spencer, qui ne sont pas créationistes, ont proposè que la lumière des étoiles a voyagé par des chemins courbés dans une structure mathématique connue comme "L'espace Riemannian". Si c'était le cas, ont-ils déclaré, la lumière la plus distante atteindrait la terre en moins de 20 ans (ils n'étaient pas en train d'essayer de prouver une création récente ou d'approuver la Bible.)

Une telle supposition est de toute évidence difficile à prouver, et a été critiquée sur le plan de l'observation . Dans une page d'un journal créationiste, V. Bounds argumentait le fait que si cette proposition était vraie, on verrait de multiples images des objets célestes. A notre connaissance, il n'y a pas encore eu de tentatives pour rejeter cette critique.
Présupposition III :

La lumière a toujours voyagé à la même vitesse tout au long de l'histoire de l'univers
Manifestement cette hypothèse est impossible à prouver, quoiqu'elle semble raisonnable au premier abord. Si la lumière était plus rapide dans la passé, alors il serait possible pour les étoiles d'être à la fois très distantes et très jeunes. Ceci pourrait être accompli soit par un changement direct dans la vitesse de la lumière, à un moment donné après la création, ou par un principe physique encore inconnu qui a provoqué le ralentissement de la vitesse de la lumière. La lumière que nous recevons actuellement des étoiles distantes, bien que voyageant à la vitesse d'aujourd'hui, aurait couvert une plus grande distance dans les années suivant la création.

En considérant ce point de vue, il est intéressant de noter que le professeur (évolutionniste) russe Troitskii, publia une étude dans le journal « Astrophysique et science de l'espace » dans lequel il déclarait que les observations relevant de la cosmologie telles que le décalage vers le rouge dans la lumière des étoiles et les radiations d'arrière-plan ( utilisées comme « preuves » du big bang ), étaient en fait mieux comprises comme ayant résultées d’un changement en C (vitesse de la lumière).Il proposait que C a commencé à une valeur presque infinie, puis a décru jusqu'à sa valeur présente.

Malheureusement, l'idée du Big Bang ( quoiqu'il y ait un nombre croissant de critiques à son encontre ) a une telle emprise dans l'imagination des cosmologistes qu'aucune autre explication pour ces phénomènes n'attire l'attention. Le travail de Troistkii est fait dans une structure de 2 milliards d'années mais le point principal à mentionner est que le changement de C ne viole aucun principe physique établi.

Ce qui est aussi intéressant , c'est la monographie publiée par les créationistes Norman et Setterfied en 1987. Ils ont accumulé toutes les mesures connues de C pour les 300 dernières années et affirment que la tabulation a montré que C n'est pas constant durant cette période, mais décline toujours jusqu'à un niveau constant dans les années 1960. Ils citent un nombre de tests statistiques qui contredisent la constante de C pendant cette période.Une hypothèse aussi radicale soulève un certain nombre de questions et de problèmes potentiels dans de nombreux domaines de la science. Certaines questions ont trouvé des réponses satisfaisantes par les partisans de cette hypothèse, d'autres non.

Heureusement les travaux futurs clarifieront certainement ce sujet mais en attendant, soyons prudents avant d'accepter cette proposition prématurément.

Présuppositions IV :

L'univers n'a pas pu être crée « prèt à fonctionner » avec des gens sur la terre voyant la lumière des étoiles .
Cela présume que Dieu n'est pas Tout Puissant . La création biblique par définition est un miracle utilisant des procédés qui ne sont pas en activité maintenant. Dieu n'est pas dépendant des lois physiques que nous observons dans le présent puisqu'Il les a instituées.

Dire que Dieu n'a pas pu créer un univers qui est à la fois très grand et très jeune défie la nature même de Dieu telle qu'elle est révélée dans Sa Parole. L'univers a été crée comme une entité en plein fonctionnement. Les étoiles créées le 4° jours l’ont été pour l'homme comme des « signes pour marquer les temps, les jours et les années » Genèse 1-14. Il n’y a aucune raison de croire qu'Adam et Eve ont du attendre 4 ans pour que la première étoile s'illumine (l'étoile la plus proche est à environ 4 années-lumière).

De même, nous ne voyons pas de nouvelles étoiles "clignoter" comme si leur lumière avait finalement atteint la terre. L'exemple qui a été mentionné précédemment par le Docteur Humphreys peut nous amener à une meilleure compréhension de la façon dont la lumière à été créée à l'origine "sur son chemin". Dans un sens, cela peut effectivement inclure un changement (apparent) de C ( les étoiles s'éloignent rapidement , le faisceau lumineux reste intact ), quoique cela ne serait pas détectable dans les mesures qui ont été faites par le passé.

Conclusion

Nous espérons que ces discussions ont été suffisantes pour rendre le lecteur capable de comprendre que le problème apparent d'un univers jeune et grand a plusieurs solutions possibles. Est-ce que la vitesse de la lumière a changé ? Si oui, est-elle devenue constante des milliers d'années auparavant, ou bien a-t-elle été détectée ?
Y-a-t’il une solution dans "l'étirement" de l'espace qui est sous-entendu dans les écritures ? Peut être une combinaison de ces facteurs ? Ou était-ce une méthode complètement différente qui a été utilisée par Dieu pendant la semaine de création pour créer un univers adulte et opérationnel, une méthode qui ne sera peut être jamais élucidée ? Quelque soit la réponse, la foi dans la Parole révélée du Créateur est le seul point de départ raisonnable pour n'importe quelle recherche.

R.Humphreys

LES JOURS DE LA CREATION



Beaucoup de chrétiens ne sont pas sûrs que Dieu ait tout créé en 6 jours ordinaires. D'autres pensent qu'il importe peu que cela ait pris 6 jours ou 6 millions d'années. Cependant, il est vital de croire en 6 jours littéraux pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce que la croyance aux longues périodes sape les fondements du message de l'évangile.
POURQUOI LES GENS DOUTENT-ILS DES JOURS ?

La raison principale pour laquelle on doute des jours de la création de 24 heures n'a généralement rien à voir avec ce que dit la Bible, mais vient d'influences extérieures. Par exemple, beaucoup croient que les scientifiques ont prouvé que la terre est vieille de millions d'années, et que par conséquent les jours de la création ne peuvent pas être des jours ordinaires. Si quelqu'un essaye de justifier par les Ecritures que ces jours sont de longues périodes, il utilise généralement des textes tels que 2 Pierre 3 v 8 "... 1 jour est pour le Seigneur comme 1000 ans..." et en conclut que ces jours pourraient être effectivement 1000 ans, ou même des millions d'années. Toutefois si vous lisez la suite du verset, il dit "... et 1000 ans sont comme 1 jour...".

Cela annule leur argument... Le contexte de ce passage concerne la seconde venue de Jésus-Christ. L'apôtre nous dit que pour Dieu, attendre 1 jour est comme attendre 1000 ans, et attendre 1000 ans est comme attendre 1 jour, parce que Dieu est hors du temps, Il n'est pas limité. Cela n'a absolument rien à voir avec la définition des jours de la création.
QUE VEUT DIRE "JOUR" ?

Le mot hébreu pour "jour" en Genèse 1 est YOM. Il est important de comprendre que presque chaque mot peut avoir plusieurs significations, selon le contexte. Les dictionnaires hébreux donnent un certain nombre de significations pour le mot YOM, compte tenu du contexte. L'un des textes qu'ils citent pour donner à YOM le sens de jour ordinaire est Genèse 1. Chaque fois que YOM est utilisé avec un nombre, ou avec la phrase "soir et matin", dans tout l'Ancien Testament, cela veut toujours dire un jour ordinaire. Or dans Genèse 1, YOM est utilisé avec un chiffre et avec "soir et matin", pour chaque jour de la création.

L'idée des millions d'années, est venue de la croyance que les fossiles se sont formés au cours d'une très longue période. Cela crée, bien sûr, un problème insurmontable en ce qui concerne la Parole de Dieu. Les fossiles nous apprennent que des milliards de créatures ont souffert et sont mortes. La Bible est formelle : la maladie, la souffrance et la mort sont les conséquences du péché. Dieu a institué la mort et l'effusion de sang à cause du péché afin que l'homme puisse être racheté. Si les chrétiens croient que la mort et la souffrance existaient avant le péché, les fondements du message de la croix sont détruits, la doctrine du péché originel est annulée. Si la souffrance et la mort existaient avant la rébellion d'Adam, alors qu'a apporté le péché dans le monde ?

Que veut dire Paul dans Romains 8 lorsqu'il parle de la création qui soupire dans la douleur à cause de la malédiction ? Comment toutes choses peuvent-elles être restaurées dans le futur, quand il n'y aura plus de souffrance ni de mort, à moins que ces deux choses n'aient existé au début ? Tout le message de l'évangile s'effondre si l'on accepte l'idée des millions d'années pour la création.

COMMENT DEVONS-NOUS APPROCHER LES ECRITURES ?

L'un de nos principaux problèmes (en fait, le même qu'Adam et Eve avaient ), est que nous avons tendance à nous baser sur des notions extérieures à la Parole de Dieu, et ensuite chercher à interpréter ce que Dieu dit dans la Bible (dans le cas d'Adam et Eve, ce que Dieu leur avait dit directement ). C'est la cause principale des questions que l'on se pose sur les jours de la création.
Nous avons besoin de réaliser que la Bible est la Parole de Dieu. Et qu'en tant que Parole inspirée du Créateur, éternel et infini, elle s'authentifie elle-même. Ainsi, nous devrions toujours nous baser sur ce que la Bible dit, quelles que soient les idées extérieures. Seule la Parole de Dieu est infaillible. Si nous laissons nos enfants accepter que nous avons des doutes sur les jours de la création alors que le texte est si clair, pourquoi ne douteraient-ils pas de la naissance virginale de Jésus ? Pourquoi ne douteraient-ils pas de ce que la résurrection soit réellement une résurrection ? En fait, beaucoup de théologiens doutent de ces vérités, parce qu'ils ont d'abord douté des paroles claires de la Genèse.

POURQUOI DIEU A-T-IL MIS 6 JOURS ?
Si vous y réfléchissez, Dieu aurait pu tout créer en un instant ! Pourquoi donc a-t-Il mis aussi longtemps que 6 jours ? La réponse est en Exode 20 v 11. Dieu dit qu'Il a délibérément pris 6 jours, puis s'est reposé le 7ème, pour que cela soit un modèle pour l'homme.

C'est de là que vient la semaine de 7 jours. Si les jours de la création sont de longues périodes, la semaine n'a plus de sens ! La Bible dit qu'Adam a été créé le 6ème jour. S'il a vécu le 6ème et le 7ème jour, puis est mort à 930 ans, et si chaque jour durait 1000 ans ou des millions d'années, nous sommes devant un problème insoluble. Le 4ème jour ( Genèse 1 v 14 à 19 ), nous avons la comparaison des jours et des nuits, des jours et des années. Si le mot jour ne veut pas dire un jour ordinaire, alors cette comparaison est insensée. Ces jours étaient-ils de 24 heures ? Certainement ! "Que Dieu soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur ". Romains 3 v 4.




Ken Ham

Création magazine vol 18 n°1

Y-A-T-IL UNE LONGUE PERIODE ENTRE LE VERSET 1 ET LE VERSET 2 DU PREMIER CHAPITRE DE LA GENESE ?



De quoi s'agit-il ?La théorie de l'intervalle temporel est une tentative de certains théologiens à faire concorder la Genèse avec la croyance populaire d'un univers extrêmement vieux. Ils placent donc les milliards d'années des ères géologiques entre le verset 1 et le verset 2 du premier chapitre . C'est également dans cet intervalle qu'ils placent la rébellion de Satan et de ses anges.Les 2 textes généralement cités concernant la chute de Satan, sont Esaie 14: 12-15 et Ezechiel 28: 13-17, mais ces versets ne donnent aucune indication sur le moment où ces événements se sont passés.

Que dit réellement la Bible à ce sujet ?

L'auteur inspiré par Dieu Lui-même, avait pour intention d’écrire un récit historique littéral de ce que Dieu lui avait révélé et pas du tout un message crypté compréhensibles uniquement par les érudits. En d’autres termes, si Dieu avait voulu que nous comprenions qu’il y a eu un décalage temporel de quelques milliards d’années entre les versets 1 et 2, tout en incluant autant de détails sur Satan, le péché, le jugement, la re-création…, n’aurait-il pas dévoilé au moins certains de ces supposés éléments à son auteur ? Dieu ne l’a pas fait. Et ces éléments de réponse n’apparaissent nulle part ailleurs dans la Bible.

En fait, les juifs orthodoxes et les chrétiens conservateurs ont toujours lus et considérés la Genèse comme une histoire à prendre au sens littéral. Le professeur Davis Young, un géologue évolutionniste-théiste reconnaît : “On ne peut pas nier le fait que malgré les nombreuses interprétations non-littérales du chapitre un de la Genèse, l’opinion presque universellement reçue dans le monde chrétien jusqu’au 18ième siècle était que la terre n’avait que quelques milliers d’années d’existence. Ce n’est qu’à partir du développement des méthodes d’investigation modernes de la terre que cette question se posa à l’intérieur de l’église.”

D’autres passages de la Bible sonnent le glas pour la théorie de l’intervalle temporel :· Genèse 1, v31 : “Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, c’était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : Ce fut le sixième jour.”Ceci ne pourrait guère constituer une description exacte si l’être qui devint Satan s’était déjà rebellé ! Comment aurait-il pu y avoir des milliards de fossiles marqués par la maladie, la violence, la mort et la déchéance avant l’existence d'Adam ? Comment Dieu aurait-il pu appeler cela « très bon » si Adam et Eve s’étaient promenés sur un tas de fossiles enterrés ?
Genèse 6-9 nous décrit un déluge mondial dans lequel tous les animaux de la terre qui n’étaient pas à bord de l’arche de Noé sont morts. Comment les partisans de la théorie de l’intervalle temporel expliquent-ils les fossiles par le "déluge de Lucifer" ? Ne sont-ils pas alors forcés de conclure que le Déluge de Noé n’a laissé quasiment aucune trace ou n’a été qu’un phénomène local. Un Déluge qui est décrit dans la Bible est sans nul doute possible une meilleure source de fossiles qu’un Déluge hypothétique que la Bible ne mentionne même pas !
Exode 20:11 : « Car en six jours, l’Eternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui s'y trouve, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Eternel a béni le jour de repos et l’a sanctifié ». C’est le seul verset hors de la Genèse qui fait référence au cadre temporel de la création. Il établit catégoriquement que Dieu a tout crée en six jours. Il n’y a simplement aucune place pour un intervalle temporel.

Dans Romains 5:12 on peut lire : « Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort ». Adam a été crée le sixième jour, mais la théorie classique de l’intervalle temporel dit que la mort existait déjà avant le premier jour. Il n’en est pas ainsi d’après l’Apôtre Paul ! Ce verset dit clairement que la mort est entrée dans le monde à cause du péché d’Adam. Il n’y a rien qui limite ce verset à la mort humaine , car Romains 8:20 dit que toute la création a été soumise «à la vanité ».

La mort ne pouvait donc pas être dans le monde avant qu' Adam ait péché. Les défenseurs de la théorie de l’intervalle temporel doivent alors limiter l’interprétation de Romains 5:12 et Genèse 3:3 à la mort spirituelle. Cela reste inexact. car Adam est mort spirituellement à l'instant où il a mangé le fruit défendu , puis le processus de la mort a commencé à faire son chemin dans son corps ( genèse 2:17 - hebreu : Mourir, tu mourras ) pour aboutir à la poussière , ( Genèse 5:5) . Jésus a vécu la mort physique et la mort spirituelle pour nous sur la croix ( Mathieu 27:46). A voir aussi 1 Corinthiens 15:21-22.

LES SUPPOSÉES PREUVES BIBLIQUES DE L’INTERVALLE TEMPOREL

Les arguments des défenseurs de cette interprétation reposent largement sur les traductions alternatives de quelques mots hébreux.1. Le mot Hébreu bara («crée à partir de rien ») et asah («fait»).Genèse 1:1 utilise bara et Exode 20 ; 11 utilise asah. Les défenseurs de l’intervalle temporel clament que Exode 20:11 fait référence à la re-création, re-formation d’un monde ruiné parce qu’ils déclarent que bara et asah ne sont pas interchangeables.

La réponse :

1. Le mot Hébreu bara est utilisé trois fois dans Genèse 1, pour représenter la création d’une nouvelle entité – quelque chose qui n’existait pas avant.Dans Genèse 1:1 bara est utilisé pour la création des cieux et de la terre.Dans Genèse 1:21 bara est utilisé pour la création de la première vie animale consciente (ou nephesh).Dans Genèse 1:27 bara est utilisé pour la création du premier homme, c’est à dire la vie humaine – faite à l’image de Dieu.

Mais Genèse 1:26 cite les mots suivants de Dieu : « Faisons l’homme à notre image » alors que le verset suivant dit : « Dieu créa l’homme à son image ». La même action est décrite ici par les deux termes bara et asah, qui sont donc interchangeables. De plus Genèse 2:4 dit : « Voici les origines du ciel et de la terre, quand ils furent créés » (bara). « Lorsque l’Eternel Dieu fit (asah) la terre et les cieux ». Ici bara et asah sont utilisés en parallèle tels des synonymes démontrant à nouveau qu’ils sont interchangeables.
2. “Etait” (en Hébreux Hayetah) dans Genèse 1:2 est traduit “devint” par les défenseurs de l’intervalle temporel donnant la version suivante : « Et la terre devint (ou était devenue) informe et vide. »

A. C. Custance consacre presque les 4/5ème de son ouvrage Informe et vide en incluant 13 appendices pour apporter son soutien à cette traduction et particulièrement l’utilisation du plus-que-parfait “était devenu”. Cependant, des exégètes et des linguistes reconnus ont presque unanimement rejeté les traductions “devint” et “était devenue”.

3. Les mots Hébreux tohu et bohu, traduits par “informe” et “vide” dans Genèse 1:2 indiquent d’après les défenseurs de l’intervalle temporel une destruction par jugement plutôt que quelque chose qui est en cours de construction. Mais tohu qui apparaît plusieurs fois dans la Bible «prend un sens moralement neutre, décrivant quelque chose d’inachevé et de confus, mais pas nécessairement diabolique ! » .

Les érudits hébreux et l’église ont enseignés des siècles durant que Genèse 1:2 n’était pas une scène de Jugement ou un stade diabolique provoqué par la chute des anges, mais la description du stade non-developpé originel de l’univers. Le sens littéral est que le premier jour, il y avait une masse couverte par les eaux, sans aucune terre sèche abritant une quelconque forme (tohu : informe) et pas encore d’habitants (bohu : vide).

4. Les ténèbres. Parce que Dieu est lumière (1 Jean 1 : 5), et que dans la Bible le mot « ténèbres » est quelquefois utilisé pour le jugement des méchants, ( Exode 10 : 21, Esaïe 13 : 10, Joel 2 : 31, Mathieu 27 : 45, …) certains défenseurs de la théorie de l’intervalle temporel, ont affirmé que Genèse 1 : 2 fait référence à un état mauvais. Ceci est une erreur de logique. « Le symbole a été mélangé avec la chose qu’il symbolise au point que le symbole lui-même est à présent considéré comme malveillant ! » La terre n’aurait pu être autre que ténèbres, car la lumière n’avait pas encore été crée.

En effet, Genèse 1 : 3 : « Et Dieu dit que la lumière soit » devrait suffire à éliminer cette théorie. Si le soleil, la lune et les étoiles ont été crées «au commencement » ( comme l’affirment les nouveaux défenseurs de la théorie du décalage temporel , pourquoi Dieu avait-t-Il donc besoin de créer la lumière (verset 3) après le supposé décalage temporel entre les versets 1 et 2 ?

AUTRES PROBLEMES :

1. De nombreux fossiles d’animaux sont quasiment identiques à des animaux encore vivant aujourd’hui. Les défenseurs de la théorie du décalage temporel sont confrontés au pourquoi et au comment de ce phénomène sans qu’il y ait une ligne de descendance directe avec ceux qui auraient été exterminés lors de la prétendue destruction du monde du verset 2.

2. Les Défenseurs de la théorie du décalage temporel choisissent d’ignorer les paroles de Jésus dans Marc 10 :6 : « Mais au commencement de la création, Dieu a créé l’ homme et la femme. » Notre Seigneur lui-même n’a pas mentionné de longue période entre Genèse 1 :1 et la création d’Adam et Eve.

3. De toute façon il existe bien des preuves scientifiques qui se recoupent pour affirmer que la terre n’est pas si ancienne que ça.

4. Le fait même que certains aient besoin d'un décalage temporel démontre une façon de procéder qui est à l’envers. C’est sous l'influence des philosophies humanistes et évolutionnistes qu'ils interprètent la Bible, plutôt que l’inverse.


CONCLUSION


Bien que la théorie du décalage temporel part d’un bon sentiment, elle ne trouve aucune confirmation linguistique, théologique, ou pratique. Déclarer que la mort existait avant même que Adam ait péché, est totalement contraire à la déclaration biblique que la mort fut la conséquence du péché d’Adam. Cela même qui a nécessité la mort de Jésus Christ sur la croix et Sa résurrection pour la Rédemption de l’humanité toute entière.



R.Grigg (Australie) Ex-missionnaire avec OMF

jeudi 8 mars 2007

L’information



La vie apparaît sous des formes variées et plus ou moins complexes. Mais mème la cellule la plus simple est d'une constitution si compliquée et d'une finalité telle qu’elle dépasse tout ce que l'esprit humain a pu inventer. Pour expliquer l'origine de la vie, deux thèses opposées sont en présence : l'évolutionnisme et le créationnisme.

La première donne de la vie la définition suivante : La vie est un événement purement matériel, qui peut donc se décrire en termes physico-chimiques, et elle se différencie de la matière inerte uniquement par sa complexité...

Depuis Darwin, la théorie évolutionniste a été battue en brèche par des spécialistes de différentes branches de la science (informatique, biologie, astronomie, paléontologie, géologie, médecine).


A la base de la controverse création/évolution il y aura toujours une opposition irréductible, liée au fait que les deux thèses proposent un modèle de référence radicalement différent.

On pourrait sortir de cette impasse au moyen d'un système reposant exclusivement sur des expériences scientifiques. Mais il faudrait alors que ces expériences ne prêtent flanc à aucune critique, car le seul fait de réaliser une contre-expérience solidement prouvée ou d'apporter des démentis bien étayés suffirait à discréditer la théorie scientifique en question.


Si aucune expérience contraire ne vient s'opposer à la théorie, celle-ci gagne en certitude et pourra valablement interpréter des faits encore inexplicables. Ainsi, on peut s'appuyer sur toutes les expériences qui prouvent que l'énergie est indépendante du système de référence considéré. C'est ce qui a rendu possible le vol sur la lune jamais entrepris auparavant car les techniciens étaient certains de l'absolue validité de cette loi dans n'importe quelles conditions.


Les affirmations relatives à l'échange d'informations sont d'une fiabilité comparable.

Nous disposons donc d'un argument extrêmement solide sur le plan des lois naturelles. La matière et l'énergie sont certes des grandeurs fondamentales nécessaires aux organismes vivants, mais elles ne différencient pas les organismes vivants de la matière inanimée. Ce qui caractérise formellement tout organisme vivant, c'est l'«information» qu'il contient et qui lui est indispensable pour le déroulement de sa vie. C'est l'information qui régule toutes ses fonctions vitales, c'est l'information génétique qui préside au processus de multiplication.


La transmission des informations joue un rôle considérable dans tout ce qui vit. Ainsi, lorsque des insectes transportent le pollen d'une fleur à une autre, c’est avant tout le transfert d'une information de nature génétique. La matière qui sert de support à cette information n'a que peu d'importance. L’information ne décrit pas encore la vie dans sa totalité et sa complexité, mais elle en constitue un élément essentiel.C'est sans aucun doute l'homme qui possède le système de traitement d'information le plus sophistiqué. Si on totalise toutes les informations conscientes (parole, mouvement volontaire des membres, etc) et inconscientes (système neurovégétatif, système hormonal), on arrive à un chiffre d'environ 10 puissance 24 bits par jour ! Ce chiffre astronomique qui exprime la quantité d'informations traitées journellement par l'homme est un million de fois plus élevé que la somme de toutes les connaissances consignées dans toutes les bibliothèques du monde, évaluées à 10 puissance 18 bits.


Si l'on examine la question de l'origine de la vie en s'appuyant sur le théorie de l'information, il faut considérer, comme dans tout système qui transmet ou traite l'information, les théorèmes suivants : 1. II n'existe aucune information sans code. 2. II n'existe pas de code sans accord réciproque libre. 3. II n'existe pas d'information sans émetteur. 4. II n'existe pas de chaîne d'informations qui n'ait pas à son origine un créateur spirituel. 5. II n'existe pas d'information sans une source spirituelle préalable, autrement dit, dans son essence, l'information est une grandeur spirituelle et non matérielle. 6. Il n'existe pas d'information sans une volonté qui lui donne naissance. 7. II n'existe pas d'information sans les cinq niveaux successifs suivants: ·


Statistique ((fréquence de l'information et de son transfert) · Syntaxique (aspect du code et de la manière dont l'information est composée) · Sémantique (étude de la signification) · Pragmatique (manipulation de l'information) · Critique (analyse du résultat et de l'objectif final) 8. Il n’existe aucune information qui soit le fait du hasard. Ainsi, en opposition à l'évolutionnisme, on peut définir la vie comme suit :La vie se compose d'un support matériel (aspect physico-chimique)et d'une partie immatérielle (l'information venant d'une source spirituelle).

Cette formule brève montre que la vie possède une composante immatérielle à coté de sa composante matérielle. La partie immatérielle comprend l'information venant d'une source spirituelle. Mais cela ne suffit pas pour décrire la partie immatérielle de la vie. Peu après la mort, les cellules du corps contiennent encore l'information génétique, mais il manque cependant ce qui fait toute la différence entre la vie et la mort. Cette différence est visible pour tous, méme si elle est insaisissable scientifiquement.

Jusqu'à présent, aucune des conceptions propagées, relatives à la naissance autonome de l'information dans la matière, n'a pu être démontrée par l'expérience. Les huit propositions indiquées ci-dessus ont été maintes fois confirmées par l'expérience et n'ont jamais été prises en défaut dans aucun laboratoire du monde. Il est donc légitime de se poser la question suivante : «La vie ne procéderait-elle pas d'une intention créatrice délibérée?..


C'est cette intention que révèle la Bible. La source spirituelle de toute information et par conséquent la source de l'information biologique, nécessaire à la science informatique, apparaît dès les premiers mots de la Bible : «Au commencement, Dieu créa .... (Genèse 1 v 1). La théorie évolutionniste prétend, quant à elle, que l'information présente dans l'organisme vivant n'a pas besoin d'émetteur. Cette affirmation est démentie tous les jours par l'informatique. C'est pourquoi cette science fournit aujourd'hui les arguments les plus solides en faveur d'une création des êtres vivants.

Werner Gitt, Directeur de l’Institut National de Physique (Allemagne).

mercredi 7 mars 2007

L'homologie







La ressemblance de structures


La comparaison des êtres vivants révèle beaucoup de similitudes. " Chez les vertébrés, le squelette du membre antérieur est un magnifique exemple d'homologie : tous les os du bras, de l'avant-bras, du poignet, de la main et des doigts ont chacun leur correspondant chez le rat, le chien, le cheval, la chauve-souris, la taupe, le marsouin ou l'homme . " Nul ne conteste ces similitudes. Mais la théorie qui les explique par une descendance commune est loin d'être aussi satisfaisante qu'on le croit .

Le fossé qui sépare l'oiseau du reptile est si énorme qu'il est infranchissable. Quels sont les changements, les mutations nécessaires ? Notons en quelques-uns de taille :
la création d'une aile ;
l'allégement des os (les os d'un oiseau sont creux) ;
les écailles qui se changent en plumes ;
la création de poumons d'oiseau, qui sont radicalement différent des poumons d'un reptile ;
l'augmentation importante de capacité cérébrale ;
la métamorphose du système sanguin : du sang froid au sang chaud.

Les exigences du vol sont précises. Vers le début du 20e siècle, l'homme a finalement créé des machines qui lui permettent d'imiter pitoyablement ce que les oiseaux font avec grande aisance. Car l'aile d'un avion est un jeu d'enfant par rapport à l'efficacité d'une aile d'oiseau. L'aile d'un oiseau est une merveille technologique. Elle est à la fois son moyen de propulsion et de maintien dans l'air. L'oiseau peut faire avec son aile des prouesses qui font rêver les constructeurs d'avions : il peut la rétrécir ou l'allonger ; il peut changer sa configuration en écartant ou serrant les plumes ; il peut changer constamment l'angle d'attaque de chaque aile indépendamment de l'autre. Un avion exige des centaines de mètres pour décoller ou atterrir ; un oiseau arrive à le faire à partir d'une branche.

Imaginez alors que cette aile ait émergé par hasard, par une succession sans nombre de mutations fortuites, sur le dos des lézards, à travers des milliers de générations. D'abord il y a la petite bosse, juste au bon endroit - car l'aile doit se situer exactement au centre de gravité.
Ensuite, cette bosse que voici se développe, sans plan ni prévision, uniquement sous la pression de la sélection naturelle qui favorise les mieux adaptés. Seulement, cette aile en voie de développement risque fort bien de constituer un inconvénient plus qu'un avantage - un bagage lourd à porter, mais inutile avant d'être complètement formé. En effet, il est très difficile d'imaginer les dizaines de milliers de générations de chaînons (qui sont effectivement manquants) qui auraient dû exister entre le reptile et l'oiseau.

Mais ce n'est pas la seule difficulté, car l'aile n'est qu'un élément parmi plusieurs. Il faut croire que tous les changements radicaux nécessaires au vol se font parallèlement, en même temps que l'aile grandit. Considérons un instant la structure d'une " simple " plume : Chaque plume consiste en une tige centrale portant une série de barbes disposées à angle droit qui forment la lame. Les barbes de la lame sont attachées entre elles par des rangées de barbules.

A partir des barbules antérieures, des crochets font saillie vers le bas et s'entrecroisent avec des crochets portés par les barbules postérieures. Dans la rémige d'un grand oiseau, près d'un million de barbules coopèrent pour lier les barbes en une lame étanche . La plume d'un oiseau est alors en elle-même un chef-d’œuvre de construction. Ces petits crochets font que la plume est à la fois très légère et résistante, tout en lui donnant une très grande efficacité dans le vol :
Les plumes permettent aussi à l'oiseau d'utiliser une géométrie variable pour modifier la forme et les propriétés aérodynamiques de ses ailes au décollage ou à l'atterrissage.

Chez la plupart des oiseaux, le positionnement des plumes est assuré par un système complexe de tendons qui leur permet d'adopter différentes configurations : lorsque l'aile s'élève, les plumes s'ouvrent comme les lames d'un store vénitien, tandis qu'elles se ferment complètement pendant que l'aile s'abaisse... Vu la perfection, la finesse, et l'efficacité de l'aile dans ses moindres composants, il faut beaucoup de foi pour croire que c'est le produit de millions de mutations successives pratiquées sur le dos d'un lézard ! Quand on considère la beauté et le dessein ingénieux de la plume, croire que les écailles sont devenues des plumes, c'est croire aux miracles !

L'Archéoptéryx a bel et bien existé, mais l'examen des fossiles porte à croire que ses ailes étaient parfaitement formées, avec des plumes, et capables de vol. Il ne peut alors être considéré comme un chaînon entre reptile et oiseau ; c'est plutôt une espèce d'oiseau qui a disparu de la Terre.

Ainsi, une difficulté majeure, voire insurmontable, de la théorie générale de l'évolution est son incapacité d'expliquer la formation de nouveaux organes et structures. Darwin lui-même reconnaissait ce problème, car il a écrit : " Il semble absurde au possible, je le reconnais, de supposer que la sélection naturelle ait put former l’œil... " Il a eu raison d'être troublé, car l’œil, comme tout autre organe important d'ailleurs, n'est pas un élément isolé dans le corps. Pour que l’œil fonctionne, il est nécessaire que tout un réseau soit en place, comme pour une caméra de télévision hautement perfectionnée :

· la partie " mécanique " de l’œil, avec les muscles oculomoteurs qui assurent sa mobilité ; la cornée, l'iris, et le cristallin, qui constituent un système perfectionné de mise au point automatique ; pour n'en donner que quelques-uns...
· la partie " photo-électrique ", avec, pour l’œil humain, ses quelques 125 millions de cellules photo-électriques qui envoient leurs informations par le moyen de près de trois millions de circuits cellulaires appelés ganglions. Le film le plus sensible utilisé par les photographes a besoin de capter au moins 25 photons pour détecter de la lumière. Certains yeux arrivent à détecter un seul photon, toute la partie " électronique ", celle qui traite les signaux et les rend " visibles " pour nous. C'est cette partie de notre cerveau qui est tout aussi essentielle à la vision que l’œil.

La difficulté consiste à faire évoluer séparément tous ces systèmes, mais en même temps et au bon endroit : On peut imaginer qu'à l'origine, par variation brusque et fortuite, certaines cellules tégumentaires (cellules des tissus recouvrant le corps des animaux) devinrent photosensibles, photo-réceptives et que leurs possesseurs supplantèrent les individus invariés. De nouvelles mutations firent apparaître de nouvelles parties qui s'ajustèrent exactement les unes aux autres.
Mais le problème devient bien plus ardu quand on se représente que l’œil résulte de l'évolution coordonnée de deux ébauches, l'une ectodermique (cornée, cristallin), l'autre nerveuse (rétine) et que le progrès de l'organe va de pair avec celui de l'encéphale. ...Il faut admettre que les mutations furent en si grand nombre et de nature si variée que parmi elles, parurent se trouver celles qui, précisément, étaient utiles. Mais encore fallut-il que la mutation nécessaire se présentât à point nommé. Pour celui qui refuse d'y voir l’œuvre de Dieu, le seul outil disponible pour le façonnage de l’œil est la mutation.

Le dictionnaire définit ainsi une mutation :
Apparition, dans une lignée animale ou végétale, de caractères héréditaires nouveaux, par suite d'un changement dans la structure des chromosomes (qui sont les éléments de l'ADN qui déterminent ces caractères) . Il n'est pas inexact de dire que toute mutation est un défaut dans la transmission du patrimoine génétique d'une génération à l'autre. Pour cette raison la mutation est un événement rare, et la quasi-totalité des mutations sont néfastes à l'organisme. Il est aussi facile de comprendre que plus une mutation est importante, plus elle est dangereuse.

Quand un constructeur change la couleur de la peinture indiquée sur le plan de la maison qu'il construit, les conséquences ne sont pas très sérieuses. Mais quand il change la section d'une poutre qui soutient la toiture, cela peut avoir des retombées graves. A plus forte raison dans un organisme où tout est lié. Une mutation qui change sensiblement le fonctionnement d'un membre du corps doit être obligatoirement accompagnée par d'autres mutations qui permettent au reste du corps de s'y adapter.
Ce problème ne date pas d'aujourd'hui. C'est ce qui a fait de Cuvier un grand sceptique au début du 19e siècle : Tout être organisé forme un ensemble, un système unique et clos, dont les parties se correspondent mutuellement et concourent à la même action définitive par une réaction réciproque. Aucune de ces parties ne peut changer sans que les autres changent aussi...

James Crow l'exprime d'une manière plus moderne : Car une mutation est un changement aléatoire dans un corps humain hautement organisé et qui fonctionne normalement sans accrocs. Un changement aléatoire dans un système hautement intégré de processus chimiques, c'est-à-dire la vie, va certainement faire des dégâts - exactement comme une manipulation aléatoire de connections dans un poste de télévision ne va pas, selon toute probabilité, améliorer l'image . Les évolutionnistes citent l'homologie, ou la similitude de structures, comme l'une des meilleures preuves de la parenté des êtres vivants.

Mais très souvent, cette même similitude devient assez embarrassante. D'abord, parce que tous reconnaissent que des organismes très différents peuvent posséder des structures presque identiques. C'est si courant que la science a donné un nom à ce phénomène : la convergence. Par exemple :
Les yeux de la pieuvre ressemblent beaucoup aux yeux humains, mais on ne les mettrait jamais dans la même branche évolutive. Il y a parfois une ressemblance presque parfaite entre certains marsupiaux de l'Australie avec leurs homologues placentaires : structure du squelette, dents, crâne tellement proche que seul un expert peut les distinguer, mais personne ne les considère comme des parents proches .

Le vol : Pour qu'un animal non-volant puisse acquérir cette capacité, il faudrait que presque toute sa structure soit modifiée par l'évolution. Et pourtant, selon cette théorie, cela est arrivé...non seulement une fois, pour les oiseaux, mais au moins dans quatre classes d'animaux distincts : les mammifères, tels que la chauve-souris, les insectes, les oiseaux, et même les reptiles, car nous possédons des fossiles de reptiles volants .

L'homologie présente une autre difficulté pour la théorie de l'évolution, au niveau de l'ADN et des gènes. Si le squelette de tous les vertébrés a conservé " le même plan, la même structure fondamentale héritée d'un ancêtre commun ", c'est parce que cet ancêtre leur a transmis les mêmes gènes. Ainsi, si deux animaux possèdent des structures homologues héritées d'un ancêtre commun, normalement cette similitude doit trouver son reflet dans les gènes des deux. Autrement dit, les gènes qui déterminent les structures homologues doivent eux-mêmes se ressembler, ou être homologues. Mais ce n'est pas le cas : ces gènes sont le plus souvent complètement différents, sauf dans le cas d'espèces très proches l'une de l'autre .

Comment expliquer l'homologie qui existe entre les organismes ? Pourquoi une telle similitude ? Est-ce la preuve que " le dernier, incontestablement, est descendu du premier " ?
Au risque de trop simplifier la question, une autre explication est tout aussi crédible. De nos jours, nous avons souvent l'occasion de voir des lotissements où toutes les maisons sont presque identiques. Pour quelle raison ?
Parce qu'elles sont issues l'une de autre ? Mais non !
Elles se ressemblent parce qu'elles ont toutes été construites par un même constructeur, avec les mêmes matériaux, pour répondre aux mêmes exigences imposées par les autorités, le climat et d'autres facteurs de l'environnement. Elles sont la réalisation de plans conçus par un seul architecte. Il n'est pas difficile de penser que le Créateur, l'Architecte et le Constructeur de l'univers, par l'emploi des mêmes éléments et pour répondre au mieux aux conditions de notre terre, a su imaginer et créer d'infinies variations à un plan global pour tout organisme vivant.

Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de relation entre certains organismes. La possibilité de variation au sein d'une même espèce est très grande. La différence entre le chihuahua (ce petit chien qui tient dans une main) et le saint-bernard est énorme. Et pourtant, ils sont tous deux de la même espèce. Par le biais de la sélection naturelle (ou artificielle, comme dans le cas cité), les possibilités de variation sont immenses, mais quand même limitées. De tous les milliards d'êtres humains, il n'y en a pas deux qui soient identiques, exception faite des jumeaux, mais ils restent quand même des humains. L'isolement géographique a contribué à diversifier les pinsons des Galápagos, mais non pas à créer un tout autre oiseau.

Les expériences faites en sélection artificielle montrent toutes que la variation génétique présente des limites infranchissables. On augmente la productivité du maïs, la quantité de sucre dans les betteraves, la vitesse de croissance du bétail, mais jusqu'à un certain point seulement. Ces réalités scientifiques s'accordent parfaitement bien avec le récit biblique de la création. Selon le premier chapitre de la Bible, Dieu a créé tout être vivant " selon son espèce. " On y voit non pas un arbre généalogique mais une forêt d'arbres généalogiques. Dieu a créé plusieurs sortes d'organismes vivants, tous avec une grande capacité de variation et d'adaptation.

Nous avons déjà comparé ce polymère d'ADN, qui est enfoui dans toutes les cellules vivantes, à une sorte de bibliothèque qui contient toutes les instructions nécessaires à la formation de l'organisme. Nous pouvons pousser plus loin cette comparaison. Les mêmes règles et principes qui gouvernent un langage s'appliquent aussi aux processus de stockage d'information dans l'ADN. La structure statistique d'une langue imprimée se manifeste par la fréquence des lettres, diagrammes,..., fréquence des mots, etc. ainsi que par les règles d'orthographe, de grammaire...

Il est important de savoir que nous ne procédons pas par analogie. L'hypothèse des séquences s'applique directement à la protéine et au texte génétique aussi bien qu'à la langue écrite. Le traitement est alors mathématiquement identique . Sans vouloir entrer dans les détails, il paraîtrait alors qu'il existe une ressemblance formelle entre l'écriture de la langue parlée dans un livre et celle du " texte génétique " dans ce minuscule ruban qu'est l'ADN. Car ce polymère est composé d'éléments comparables à des lettres discrètes (les nucléotides) ainsi que d'espèces de longues phrases (les gènes, qui comptent en moyenne un millier de nucléotides). Vu de cette perspective, il est inimaginable que cette " écriture " soit non seulement inventée mais aussi utilisée par le pur hasard.

Michael Denton, dans son livre, "l'Evolution, Une théorie en crise", montre combien il est difficile de trouver ou de modifier des mots et des phrases par hasard pour obtenir une information intelligible. Si trouver des mots par hasard pose problème, c'est surtout parce que l'espace de toutes les combinaisons de lettres possibles est immense et que l'écrasante majorité de ces combinaisons n'ont aucun sens. [...] Bien entendu les phrases même les plus courtes sont encore plus rares, et la rareté des phrases longues est un défi à l'imagination.....

Denton n'arrête pas là la discussion. Il montre ensuite qu'il est impossible de changer un mot d'une phrase au hasard sans transgresser les règles de grammaire qui exigent une combinaison rigoureuse non seulement de lettres, mais aussi de noms, de verbes, et ainsi de suite. Il arrive à la conclusion que toute phrase est un système complexe que le hasard ne peut ni formuler ni transformer.
Puisque " le texte " génétique est gouverné par les mêmes principes que la langue écrite, il est difficile de ne pas arriver aux mêmes conclusions concernant l'ADN. Cette comparaison nous montre aussi pourquoi la mutation fortuite est presque toujours nocive à l'organisme. Car une mutation n'est autre que la substitution de " lettres " ou de " mots " dans le texte génétique. Un petit changement dans une phrase n'est pas invraisemblable. Mais toute transformation majeure, qu'il s'agisse d'une mutation isolée ou de plusieurs mutations accumulées, détruit immanquablement l'information que la phrase contient.

Le professeur Schützenberger est aussi convaincu de l'impossibilité de modification majeure dans le code génétique : Une modification typographique d'un programme informatique ne change pas un peu le programme, elle l'annule purement et simplement. Il en va de même avec un numéro de téléphone. Si j'essaie d'appeler par téléphone un correspondant, il importe peu que je me trompe sur un, deux, trois ou huit chiffres de son numéro. [...] Il y a toute une grammaire de formation des protéines, en trois dimensions, que l'on connaît encore bien mal.

Nous ne disposons d'aucune règle physico-chimique nous permettant de relier de manière intelligible les modifications typographiques à une structure biologique efficace . Cette difficulté n'est pas une lacune mineure dans la théorie générale de l'évolution, elle sape sa fondation même. La science permet de comprendre de plus en plus comment la cellule fonctionne, de quoi elle est faite et comment elle se reproduit. Mais il est arrogant de croire que par cela nous nous sommes débarrassés de Dieu. Le contraire est vrai. La vraie science ne fait que découvrir comment Dieu agit dans notre monde.

Et chaque cellule est, en fin de compte un livre écrit et signé de la main du Créateur, complètement hors de portée du hasard.

J'habite à 3 kms du lac du Bourget, et au pied de la montagne d'oû j'ai pris cette photo...

J'habite à 3 kms du lac du Bourget, et au pied de la montagne d'oû j'ai pris cette photo...
Ma région (Savoie) France

Voici un livre intérréssant

Voici un livre intérréssant
Ce sont des généralités sur l'évolution

Rechercher dans ce blog

Voici des super DVD que je vous conseille :

  • "Qu'est-ce que la science?"
  • "Débat sur les origines"

Membres