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vendredi 18 avril 2025

Il faut beaucoup de foi pour être athée !


En partant du récit de la Création, de la première page de la Bible, Ralph Shallis (qui était un très bon ami à moi), démontre qu’il est scientifiquement absurde de ne pas croire en Dieu ! La Création, telle qu’elle est racontée dans la Bible, comporte 23 étapes qui suivent un ordre scientifiquement on ne peut plus logique. Etape après étape il est de plus en plus évident que le Dieu de la Bible est Dieu !

Bien entendu, certains parleront de chance, de hasard. Mais il n’y a pas de place pour le hasard dans les plans de Dieu !

Si vous deviez ranger 3 objets (A, B et C) selon toutes les combinaisons possibles, vous en obtiendriez 6 : A-B-C, A-C-B, B-A-C, B-C-A, C-A-B et C-B-A.

Avec 4 objets, vous passeriez à 24 possibilités.

Avec 5 objets, vous passeriez à 120 possibilités.

Avec 7 objets, vous passeriez à 5.040 possibilités.

On continue ?

Avec 10 objets, nous avons 3.628.800 possibilités.

Et pour classer les 23 étapes de la Création, telles qu’elles sont décrites dans le récit de la Genèse, dans le seul et unique ordre scientifiquement possible, et c’est le cas, il faut étudier 25.797.936.392.212.096.640.000 possibilités !!!

En d’autres termes, pour 1 seule chance de trouver l’ordre exact, il y a plus de 25 mille millions de millions de "chances" de se tromper !!!

Oui, il faut beaucoup de foi pour être athée !!



lundi 14 décembre 2020

lundi 16 novembre 2020

Evolution: les virus géants font vaciller l'arbre de la vie

AFP

Les virus géants, comme le "Marseillevirus" découvert par une équipe française, ont un patrimoine génétique composite, ce qui remet en question la notion darwinienne d'ancêtre commun à toutes les espèces.

Tout comme le Mimivirus, découvert en 2002 et le Mamavirus, le plus grand de tous décrit en 2008, Marseillevirus a emprunté en partie son patrimoine génétique aux espèces qu'il côtoie, a expliqué leur découvreur Didier Raoult à l'AFP.

Les Marseillevirus "sont une nouvelle famille virale entière", souligne le chercheur, qui dirige à l'université d'Aix-Marseille 2 (sud de la France) l'unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales émergentes.

Leur "squelette génomique", c'est à dire les gènes qui leurs sont propres, sont "très différents des autres virus à ADN" mais l'ensemble de leurs gènes, ou répertoire, "montre qu'il y a un échange avec les autres micro-organismes, gros virus et bactéries qui vivent dans les amibes", explique le scientifique.

Les amibes, êtres unicellulaires qui peuvent être des parasites de l'animal ou de l'homme, "sont un lieu de création, un genre de dieu des virus et des bactéries", selon M. Raoult.

"Le melting pot génétique des amibes paraît produire des organismes aux génomes complexes", selon l'étude que Didier Raoult, Bernard La Scola et leurs collègues publient cette semaine dans PNAS, la revue de l'Académie des sciences américaine.

"Avec un génome de 368.000 paires de bases, Marseillevirus est le 5ème plus grand génome viral séquencé. Son diamètre est d'environ 250 nanomètres (soit 250 millionièmes de millimètre", indique dans un communiqué le Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Mamavirus compte pour sa part plus de 2 millions de paires de bases, contre quelques dizaines de milliers pour les petits virus.

Les gènes identifiés sur Marseillevirus proviennent de sources très différentes, issues des trois grandes branches du règne du vivant, à savoir les eucaryotes (animaux et plantes dont les cellules ont des noyaux), bactéries et archées (un autre groupe d'organismes unicellulaires distinct des bactéries), ainsi que d'autres virus géants comme le Mimivirus.

La découverte des virus géants, qui présentent certaines caractéristiques propres aux bactéries a remis en cause la pertinence de la définition des êtres vivants, dont les virus avaient été exclus parce que contrairement aux bactéries, ils sont incapables de se reproduire sans cellule hôte.

Mais la découverte en 2008 de Sputnik, un virus de virus, encore appelé virophage, capable d'infecter le Mamavirus pour s'y répliquer, a montré que ce dernier pouvait "tomber malade", ce qui suppose qu'il s'agit bien d'un organisme vivant.

"Dire que les virus ne font pas partie de l'arbre de la vie n'a pas de sens, car l'arbre de la vie darwinien n'existe pas, c'est un fantasme littéraire", affirme aujourd'hui M. Raoult. Il en veut pour preuve que "quand vous parlez de virus qui sont des mosaïques (de gènes), vous ne pouvez pas mettre cela sur un arbre".

"L'idée de l'ancêtre unique est un contre-sens. C'est un idée darwinienne, mais Darwin avait tort", explique ce scientifique pour qui "il y a autant d'arbres que de gènes".

Reprenant l'idée de rhizome qui, contrairement à l'arborescence, est un modèle d'organisation sans subordination hiérarchique développé dans les années 1970 par les philosophes Gilles Deleuze et Félix Guattari, M. Raoult propose de "changer l'arbre de la vie par le rhizome de la vie".

Commentaire de Pierre :
Toute cette complexité inouïe que l'on trouve partout, y compris dans les très petits organisme , nous fascine. Pour croire que ça s'est fait tout seul par hasard, il faut une foi énorme...!




lundi 15 janvier 2018

Des jumelles originales !



Les sœurs Lucy et Maria Palmer, sont les preuves frappantes que nous sommes tous de proches parents, maria a la peau brune et Lucy est ‘blanche’, cependant ce sont des jumelles nées d’une mère jamaïcaine et d’un père blanc. Ce résultat correspond à ce que nous devrions nous attendre d’un point de vue biblique. 

La Bible dit que nous sommes tous les descendants des deux premières personnes créées par Dieu et placées dans le jardin d’Eden, Adam et Eve. Après le déluge, lorsque Dieu a envoyé un jugement sur la Terre, seuls Noé, sa femme, leur trois fils et leur femme ont survécus. Leurs premiers descendants n’ont pas retenus la leçon, et ils ont désobéi au commandement de Dieu de remplir la Terre. Au lieu de cela, il se sont assemblés à Babel et construit une grande tour durant le temps de Peleg, environ un siècle plus tard (genèse 10:25). Alors Dieu confondit leur langage, ce qui les força à se disperser (Genèse 11).


Ce dispersement mena à la création de différentes nations mentionnées dans Genèse 10. Les différences génétiques mineures appelées ‘races’ furent le résultat de l’isolation génétique de ces différents groupes de gens durant des siècles.

Traduit par Blaise Garcia

jeudi 9 novembre 2017

Oû sont les fossiles humains ?



Pourquoi n'y a-t-il pas de fossiles humains provenant du déluge?


"Et l'Eternel dit: J'exterminerai de la face de la terre l'homme que j'ai créé, depuis l'homme jusqu'au bétail, aux reptiles, et aux oiseaux du ciel; car je me repens de les avoir faits" (Genèse 6:7).


    La plupart des gens ne savent pas qu'il y a en fait très peu de fossiles d'animaux vertébrés (animaux qui ont une colonne vertébrale). Presque tous les fossiles découverts étaient des organismes marins, escargots, coraux, plantes et insectes. 


Pour devenir des fossiles, une plante ou un animal doit être enterré complètement et rapidement. Il semblerait que des humains pris dans ce terrible déluge chercheraient à se sauver coûte que coûte. Il est probable qu'au fur et à mesure que le niveau de l'eau montait, les humains cherchaient les lieux élevés. 

Pendant que les hommes et les animaux mourraient, plusieurs devaient flotter et éventuellement couler, pour être balayés à la fin du déluge, quand les montagnes se sont élevées et que les eaux partirent précipitamment. Aussi, il y avait seulement deux humains au commencement mais beaucoup d'espèces animales différentes.
 

Donc on devrait trouver beaucoup plus d' animaux fossiles que de fossiles humains. Cependant, il doit y avoir quelque part dans le monde des fossiles humains. Après tout, les scientifiques n'ont déterré que très peu de fossiles.


                                                                                                            Matthieu 24:39, Psaumes 29:10


 

jeudi 3 novembre 2016

La Bardane


Si je ne devais emporter qu’une plante sur une île déserte



Vous connaissez cette plante qui fabrique des boules qui s’accrochent aux cheveux, aux poils des animaux, aux vêtements. Les enfants aiment jouer à se les lancer.

En 1941, le Suisse George de Mestral qui revenait de la chasse eut l’idée du velcro, après avoir passé toute la soirée à retirer les têtes de bardane dans les poils de son chien. « Vel » pour velours et « cro » pour « crochet », le velcro étant constitué d’une partie de petits crochets et d’une autre faite d’une substance douce.

En général, la bardane est considérée comme une mauvaise herbe, tout juste bonne à être passée au désherbant, ou à subir le sacrifice du feu pour les plus écologistes.

Mais c’est encore une de ces (innombrables) victimes d’injustice. Car la bardane est le cas typique de la plante médicament et aliment, qui certes pousse comme une mauvaise herbe, mais n’en est pas une.

La plante idéale sur une île déserte 
                       
J’emporterais la bardane sur une île déserte car c’est une plante peu exigeante.
Elle s’implante toute seule sur les terrains vagues. Pour cette raison, on la désigne comme plante « pionnière ». Il suffit de la semer à tout vent, elle trouve le moyen de germer et de croître.

Elle est médicinale et peut se manger. J’y reviens bien sûr plus loin.

Mais avant cela, j’insiste sur le fait qu’elle a d’autres usages. Ses feuilles immenses peuvent servir de chapeau pour se protéger du soleil, ou de parapluie.

Ses feuilles peuvent se fumer, une fois sèches. C'est toujours appréciable quand on est sur une île déserte, sans distractions.

La plante – trousse à pharmacie

La bardane est surtout mise en avant dans le commerce pour la beauté et la pureté de la peau, principalement contre l’acné et les boutons.

Mais elle est aussi délicieuse sur les articulations douloureuses : ses feuilles fraîches s’appliquent broyées, en cataplasme, sur les gonflements articulaires et l’arthrite aigüe.

Elle est employée en médecine orientale contre l’appendicite : boire ½ verre de jus de bardane. Contre les anémies : on prépare des kinpira (littéralement « morceaux précieux aplatis ») de bardane. Cela consiste à faire cuire dans une poêle des allumettes de racine fraîche de bardane. On fait sauter les morceaux 2 ou 3 minutes dans l’huile, on ajoute de l’eau et on laisse mijoter jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Assaisonner de sauce tamari puis laisser sur le feu doux jusqu’à évaporation complète. 

La décoction de semences de bardane (10 à 20 g par tasse d’eau) soulage les crampes d’estomac.
Appliquer la pulpe sur la peau pour soigner les piqûres d’insecte et les morsures de vipère.

La bardane est souveraine contre les furoncles, eczémas, teignes, les croûtes et gales du lait : il faut alors appliquer sa pulpe directement sur la zone à traiter.

Macérées dans l'huile d'olive, ses feuilles fraîches hâteraient la cicatrisation des ulcères aux jambes et des plaies en général.
Son action externe peut être doublée par l’absorption d’une tisane concentrée qui nettoie l’organisme.

La bardane est en effet diurétique (fait faire pipi) et aide donc à éliminer les toxines. C’est une plante dite « dépurative ».

Combien de personnes la bardane a-t-elle sauvées de la famine ??
Même si on l’a oublié, la bardane fut énormément consommée dans nos campagnes.
Les jeunes pousses se mangent crues, tout juste sorties de terre. Il faut simplement les peler pour enlever la partie amère.

Les très jeunes feuilles se mangent aussi : on les fait cuire ou fermenter comme de la choucroute pour les conserver.
Les côtes des feuilles adultes et la moelle des grosses tiges se mangent cuites.

Et ce n’est pas tout :                         

La bardane est dotée d’une grosse racine charnue qui pouvait être consommée en tant que légume, mais aussi être torréfiée (brûlée) pou remplacer le café.
Au Japon, des variétés de bardane moins amères et plus tendres ont été mises au point : elles sont apprêtées en légume, comme la carotte, le panais ou le salsifis.

Il me semble difficile ou impossible de trouver une plante qui ait plus d’usages pratiques, médicinaux ou alimentaires.

Quand je vois de la bardane au cours de mes promenades, je pense toujours à l’ingéniosité étonnante qu’il a fallu pour créer cette plante multi-usages. On nous dit que cela s’est fait tout seul, c’est l’évolution naturelle des espèces.

Si je comprends bien, c’est le "hasard"!
Voilà, c’est le hasard : la bardane sert pratiquement à tout mais, aussi bien, elle aurait pu ne servir à rien.
Hé bien, le moins qu’on puisse dire est que le hasard fait bien les choses !

Jean-Marc Dupuis


Commentaire de Pierre DANIS

Évidement, le "hasard" est contrôlé par le DIEU qui a conçu la Bardane.
En effet, le Créateur a inventé le velcro longtemps avant que les hommes ne le copie...



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vendredi 8 avril 2016

La consoude

Indispensable consoude


Telle plante est sécrétagogue, dépurative, émolliente, carminative et cholagogue.

Il faudrait d’ailleurs un lexique car on n’est pas censé connaître tous ces mots barbares.

En passant, tout de même :


Sécrétagogue veut dire qu’elle favorise les sécrétions d’hormones
Dépurative : purifie le sang et élimine les poisons
Émolliente : détend les tissus d’un organisme
Cholagogue : chasse la bile vers l’intestin
Carminative enfin, est mon préféré : tout le monde imagine que « carminative » est quelque chose qui fait rougir, à cause de la couleur carmin. En fait, c’est un traitement qui « favorise l’expulsion des gaz intestinaux », pour être poli.
La consoude consolide et ressoude
Mais revenons à notre consoude. Pendant des siècles, nos grands-mères ont fabriqué des pommades de consoude pour soigner les plaies et les bosses.

En effet, la consoude tient son nom du latin consolida, car elle consolide la peau, les tendons, les ligaments, les os. Ses propriétés cicatrisantes sont dues à la présence en abondance d’allantoïne, agent efficace du renouvellement cellulaire.

Le remède est toujours très utilisé actuellement contre les entorses et ecchymoses, ces lésions de la peau qui se forment chez les personnes qui restent alitées trop longtemps (patients cancéreux, mourants).

La recette est toute simple : on broie de la racine fraîche épluchée, récoltée à l’automne. La texture est gluante et collante. On la mélange à de la vaseline. On porte le tout à ébullition et on laisse reposer une nuit. La mixture est ensuite filtrée et mise en pot pour servir à tout moment. La vaseline se sera chargée des principes actifs de la consoude.

La consoude n’est pas une mauvaise herbe

Comme tant d’autres plantes médicinales de premier plan, la consoude est victime de l’oubli et de l’ignorance de tant d’entre nous.

Elle est d’autant plus détestée des jardiniers que ses grosses feuilles repoussent à toute allure chaque fois qu’on les arrache.
Il est vrai que, si vous ne faites rien, votre potager est bientôt envahi.
Mais pour résoudre le problème, il suffit de changer de perspective.

Vous vous apercevez alors que ces feuilles qui poussent et qui repoussent sont en vérité… un don pour votre jardin, tel une corne d’abondance qui déverse continuellement ses bienfaits sur vous, gratuitement.

En effet, au lieu de vous désespérer de voir pousser ces feuilles, réjouissez-vous et coupez-les au couteau. Avec certaines précautions, vous pouvez les manger (j’y reviens plus loin), mais si vous n’avez pas faim, récupérez-les quand même car elles font un excellent activateur de compost.

Elles font un engrais liquide, aux vertus semblables au purin d’orties. La recette est simple : placez 1 kg de plantes dans 10 litres d’eau, laissez fermenter 15 jours à 20°C, filtrez. Diluez cet engrais dans de l’eau à 5 ou 10 % et versez au pied de vos plantes.

Vous pouvez aussi placer des feuilles de consoude sèches au fond des trous de plantation de tomates et de pommes de terre. Elles se transformeront en très bon terreau. La consoude aide à la multiplication des racines.

Elle-même est d’ailleurs capable de plonger ses racines extrêmement profondément, à plus de deux mètres. La consoude joue donc ce rôle vital pour les jardins de remonter des minéraux à la surface, comme la potasse dans ses feuilles, ce qui explique leurs vertus fertilisantes.

Comment la consoude collabore avec les abeilles

Les fleurs de la consoude attirent beaucoup d’abeilles et d’insectes. À noter à ce sujet une anecdote : les jeunes fleurs de consoude sont rose/rouge, tandis qu’elles deviennent bleues en arrivant à maturité.

 Les jeunes fleurs de consoude sont roses, et donc invisibles pour les abeilles
qui passent à côté sans les voir et sans les déranger.

 Arrivées à maturité, les fleurs deviennent bleues et attirent ainsi les pollinisateurs.
Ce changement de couleur n’est pas un hasard.

En effet, les abeilles ne voient pas le rose. Cela permet d’éviter qu’elles ne viennent butiner les fleurs trop tôt, ce qui serait nuisible pour la plante. En devenant bleues, les fleurs peuvent attirer les abeilles au bon moment, lorsque leur intervention permet la pollinisation. Tous les insectes sont concernés.

Les recettes à base de consoude ne sont toutefois à consommer qu’à l’occasion et en petites quantités, pour se faire plaisir, afin d’éviter tout risque d’intoxication.

Jean-Marc Dupuis

Commentaire de Pierre DANIS

 Il y en a dans mon jardin et je remercie notre Créateur pour sa Sagesse et sa providence. Dans sa grâce, Il nous a donné cette plante, entr'autre pour nous aider à survivre dans un monde déchu.



mercredi 17 décembre 2014

Comment va votre foie ?

Ce que votre foie veut vous dire

"Je suis votre foie".

J’ai compris récemment pourquoi vous ne me respectez pas assez. Vous ne me connaissez pas bien ! Je ne vous proposerai pas des interdits. Je vous aiderai à choisir le meilleur pour vous, donc pour moi, votre foie. Alors j'ai décidé de me faire connaître. Ce que je vais vous dire, un enfant de 10 ans peut le comprendre.

Mon lieu de résidence


Je suis protégé dans la partie haute du ventre, en dessous du diaphragme. Le diaphragme est constitué de deux muscles en forme de coupole, l'une à droite, l'autre à gauche. Ces deux muscles montent et descendent quand vous respirez : en inspiration ils descendent, en expiration ils remontent, aidant ainsi les poumons à se gonfler et à se dégonfler.

Quand on veut bien m'examiner, on place sa main sous le rebord des côtes les plus basses à droite, car je suis surtout développé à droite. Là, je suis le « lobe droit » qui représente les ¾ du foie. À gauche, je suis plus petit. Je suis entouré d'une capsule découverte par un médecin anglais : Francis Glisson. La capsule de Glisson possède des nerfs. Lorsque le foie grossit, on dit qu'il s'hypertrophie, la capsule de Glisson s'étire et provoque des douleurs ; « douleurs hépatiques » disent les médecins.

Quand je vais bien, que je ne suis pas trop gros ou hypertrophié, on n'arrive pas à me palper, même lorsqu'on inspire très fort. Mon poids est exactement le même que celui de mon ami le cerveau, 1400 à 1500 grammes, soit 2 % du poids du corps pour chacun. C'est dire mon importance ! Malheureusement, votre cerveau ne me connaît pas bien, tandis que moi je déguste ses erreurs.

Quand je dépasse largement le poids de votre cerveau, c’est que je ne vais pas bien. Alors ne me laissez pas tomber. En poursuivant la lecture, vous verrez que je suis capable de réduire mon excès de poids. Cela dépend surtout de vos habitudes alimentaires, à moins que je ne sois déjà porteur d'une maladie grave.

Les cellules qui me constituent


Les médecins les nomment les « hépatocytes ». Ce sont les plus nombreuses, 80 %, organisées en travées autour de petits vaisseaux très perméables nommés « capillaires entrecroisés ». Les uns qui entrent dans le foie, les autres qui sortent du foie. Cette perméabilité permet aux hépatocytes de recevoir les matériaux nécessaires à la fabrication de molécules dont vous avez tant besoin, et de les libérer dans la grande circulation sanguine pour que le cœur les diffuse partout de la tête aux pieds.

Les autres cellules appartiennent :

    Aux canaux biliaires qui récupèrent la bile – de pH alcalin compris entre 7,6 et 8,6 – si importante pour la digestion en particulier des graisses.
 
Aux vaisseaux du foie.

    Au système immunitaire, ce sont les cellules découvertes par Küppfer et les lymphocytes qui représentent au maximum jusqu’à 30 % des cellules du foie quand les hépatocytes souffrent ou sont moins nombreux. Ces cellules immunes jouent un rôle essentiel de protection des hépatocytes.

    Des cellules dites « stellaires » ressemblant à des étoiles, anciennes cellules de Ito, qui stockent et participent aux fonctions de la vitamine A.

    Des cellules souches dites « ovales », capables de devenir d'autres cellules, donc « pluripotentes ». Ces cellules sont capables de régénérer le foie à partir d'une toute petite partie de lui-même.

Comment est-ce que je fonctionne ? « Je sers à quoi ? »

Les anciens pensaient que moi, le foie, je représentais l’âme : ainsi, le gros vaisseau qui entre en moi s’appelle la veine porte, car ils considéraient que c’était la porte de l’âme. Un grand médecin de l’Empire, Cabanis, avait noté qu’il ne trouvait pas l’âme sous son scalpel et concluait hâtivement qu’elle n’existait pas…

C'est vrai, je suis votre principale « plaque métabolique ». Je reçois, je transforme ce que je reçois, donc je fabrique du neuf et je le diffuse vers tous les autres organes de votre corps qui en ont besoin pour fonctionner normalement.

– Ce que je reçois et assimile

C'est la veine porte et l'artère dite hépatique qui m'envoient tout ce qui est nécessaire à tout l'organisme. Par la veine porte arrivent les petites molécules que m'envoie le tube digestif. Les aliments que vous avez choisis de recevoir dans votre « palais des saveurs » ont été broyés et mélangés avec votre salive pleine d'enzymes du goût et de la digestion. C'est là, dans la bouche, que la digestion commence : ne bâclez pas cette étape indispensable !

Les 4 grands liquides – la salive (jusqu'à 1,5 litre), puis le liquide de l'estomac (1 litre), celui que je fabrique, la bile (1 litre), et celui de mon ami le pancréas (1 litre), participent à la fragmentation en petites molécules des aliments. À ces liquides s'ajoute 1 litre de liquide intestinal par mètre d'intestin grêle (vous en avez entre 4 et 6 mètres), rempli d'enzymes pour permettre le passage des nutriments de l'intérieur de l'intestin vers la circulation sanguine.

Les aliments transformés en « nutriments » peuvent alors être absorbés par les cellules intestinales nommées « entérocytes ». Ainsi les nutriments passent dans le flux sanguin de très petites veines qui se réunissent très vite dans la veine porte.

Les plus grosses molécules ne passent pas par la veine porte. Elles prendront le chemin de la circulation lymphatique qui se jette dans la circulation veineuse au niveau de votre cou. (Voir ou revoir sur notre site www.professeur-joyeux.com, la lettre « Notre système de défense, une merveille : l’immunité, un système à bien connaître, partout dans notre corps »).

Ces grosses molécules me parviendront par mon artère nommée « hépatique » après avoir fait le grand tour des circulations veineuse (sang bleu) et artérielle (sang rouge), l'une reçue et l'autre envoyée par mon ami le cœur.

– Ce que je fabrique et diffuse

Voilà en quoi consiste mon rôle principal : je suis une véritable usine métabolique capable de fabriquer le meilleur pour vous.

D’abord je fabrique la bile, jusqu’à 1 litre par jour. Ce sont mes hépatocytes qui la produisent, la déversant dans les canalicules biliaires.

La bile a 4 fonctions essentielles :

    L’excrétion de cholestérol quand j'en reçois trop, de phospholipides et de sels biliaires.

    L’absorption des graisses dans l’intestin après qu'elles aient été réduites à leur plus simple expression, en acides gras, par le liquide pancréatique.

    Le transport d’immunoglobulines A1 (IgA) qui protègent l’intérieur de l’intestin des bactéries et toxines alimentaires.

    L’excrétion de médicaments et de métaux lourds transformés par les hépatocytes.

À partir des acides aminés, des acides gras, des minéraux et oligo-éléments, je fabrique des protéines, pour votre immunité et aussi pour ne pas perdre l'eau dont vous avez besoin pour garder et réguler votre pression artérielle.

En effet, quand vous n'avez pas assez de protéines, en particulier d'albumine, l'eau s'évade des vaisseaux pour former des œdèmes (eau sous la peau).

Je fabrique et aide au transport de nombreuses hormones, ou de pré-hormones que vos glandes transforment en hormones, grâce à vos glandes surrénales, vos ovaires, vos testicules, votre thyroïde…

Mon énergie, c'est le sucre, ce sont les glucides ou hydrates de carbone. Évidemment, le sucre m'est envoyé par la veine porte venant des aliments. Si j'en reçois trop peu, je prends dans mes réserves de sucre qui sont sous forme de glycogène, lequel réunit plusieurs molécules de sucre. Ainsi le total en glycogène du foie contient jusqu'à 30 000 unités de glucose en réserve. Au-delà il les transforme en graisse. Si 1 g de glucose correspond à 4 calories, pour faire 1 g de graisse, il faut au moins 2 g de sucre, ou un peu moins de 1 g de sucre ajouté à 1 g d’alcool qui correspond à 7 calories.

Les humains ont mis beaucoup de temps à me comprendre. Il a fallu attendre le XIXe siècle, 1863, pour que Claude Bernard, le père de la médecine expérimentale, démontre et publie ce qu'on a appelé la « fonction glycogénique du foie ». Injectant de l'eau normale par la veine porte, il démontre que l'eau qui sort de moi, le foie, par des veines dites sus-hépatiques, est sucrée.

Ainsi je peux stocker 48 heures de réserves en glycogène. Pas de problème donc si vous ne consommez pas de sucre pendant deux jours, votre corps puise sur mes réserves. Au delà, je suis capable de capter l'énergie d'acides aminés spéciaux nommés « glucoformateurs », car ils se transforment en sucres. Ces acides aminés proviennent des protéines des muscles.

Je peux aussi capter les graisses, soit pour les accumuler dans mes cellules, soit pour les transformer en ce que l’on appelle « corps cétoniques » qui deviennent alors une nouvelle énergie quand il n’y a plus de sucres. Cette énergie sera captée par les cellules nerveuses en priorité.

Ainsi je fabrique, en plus de la bile et du glycogène :

* L'albumine, qui est la protéine quantitativement la plus importante des protéines plasmatiques. Son rôle est de permettre à une certaine quantité de liquide de rester dans le secteur vasculaire pour maintenir une pression artérielle suffisante. Elle est également transporteur de substances dites liposolubles. Quand l’albumine manque, l’eau sort des vaisseaux et participe à la formation des œdèmes des membres inférieurs, ou du liquide dit d’ascite dans le ventre.

Elle transporte les hormones thyroïdiennes, des acides gras libres, des hormones liposolubles, de la bilirubine, des minéraux essentiels comme le calcium.

N'oubliez pas que l'albumine transporte aussi médicaments et drogues. Ainsi vous m'intoxiquez bien souvent.

Maintenant que vous le savez, vous m'intoxiquerez moins d'antibiotiques, de calmants inutiles auxquels vous devenez dépendants tels les somnifères, anxiolytiques, antidépresseurs, les hormones apportées par les différentes pilules ou le traitement hormonal de la ménopause (THM).

Les consommations excessives de pilules de plus en plus tôt chez les jeunes filles, et de plus en plus tard autour de la ménopause sont les grandes responsables de l'épidémie des cancers du sein. Un fléau social qui n'est pas près de disparaître vu la puissance publicitaire des laboratoires fabricants d'hormones consommées en excès et d’antihormones quand le cancer vous atteint.

Moi, le foie, je vois bien tout ce que je reçois comme hormones en excès. Je ne peux pas tout évacuer. J'en deviens souvent malade, mais peu de femmes le savent. Dans ma deuxième lettre je vous dirai toutes les conséquences négatives qui en découlent.

Les femmes sont fortement trompées par les laboratoires pharmaceutiques, avec tous ces traitements prétendument du bien-être. Ils vous font croire qu'il n'y a pas d'autres solutions pour supporter les méfaits de la civilisation : le stress, les différentes pollutions, les contraceptions chimiques ou THM qui vous transforment en « femmes aux hormones ».

* Les protéines de coagulation : je suis le seul dans votre corps à avoir cette activité. Il y a des protéines procoagulantes qui favorisent la coagulation du sang, et des protéines anticoagulantes qui empêchent les excès de la coagulation du sang. D’où un équilibre indispensable.

Je synthétise donc surtout des protéines procoagulantes (prothrombine, proaccélérine, proconvertine et des facteurs antihémophiliques). Dans les insuffisances hépatiques on observe un déficit en coagulation (cirrhose par exemple), le saignement est facile et donc difficile à arrêter.

* La transferrine transporte le fer dans le sang et la ferritine la stocke dans le foie, réglant ainsi l’absorption digestive du fer.

* La céruloplasmine transporte le cuivre.

* Les protéines de l’inflammation, d'abord la CRP ou (C-Reactive Protein), toujours augmentée dans des situations d'infection ou d’inflammation, et secondairement l'orosomucoïde qui est une glycoprotéine dont le taux augmente plus tard en cas d’inflammation.

* L'hatoglobine, glycoprotéine qui peut se lier à l’hémoglobine, est fabriquée tardivement en cas d'inflammation.

* La macroglobuline est une protéine spéciale qui traduit une atteinte rénale lorsqu’on la retrouve dans les urines.

* La transcobalamine, protéine qui assure le transport de la vitamine B12.

Je suis également capable de fabriquer des triglycérides à partir de 3 acides gras, mais aussi des lipoprotéines qui jouent le rôle de transporteurs.

Je fabrique aussi du cholestérol, 70 % du total en plus de celui que vous m'envoyez par vos aliments (30 %), souvent en excès avec trop de produits animaux (surtout produits laitiers, viandes rouges et charcuteries).

Afin que les spécialistes comprennent, sachez que mes hépatocytes fabriquent le cholestérol à partir de molécules apportées par une alimentation animale et végétale (le cholestérol associe acétate, glutarate et squalène).

Le cholestérol est le noyau central de la formule chimique indispensable pour que vos glandes surrénales fabriquent les hormones du stress (corticoïdes), la peau grâce au soleil synthétisant la vitamine D (cholécalciférol), les testicules la testostérone, les ovaires (et un peu les surrénales, surtout à la ménopause) œstrogènes et progestérone.

Je peux aussi dégrader le cholestérol si vous m'en envoyez trop en le transformant en acides biliaires et en l'éliminant dans la bile.

Sachez aussi que les labos qui vous poussent à consommer durant de longues années les hormones de la contraception ou de la ménopause, vous cachent qu'ils font monter votre taux de cholestérol au dessus des normes : d’où les larges prescriptions des statines responsables de tant de complications que moi, le foie, je ne suis pas capable de vous éviter.

Je fabrique enfin de nombreux facteurs de croissance qui participent à la croissance tissulaire, au renouvellement des cellules et à la transformation des cellules souches en cellules différenciées telles qu’hépatocytes ou cellules du système immunitaire selon les besoins.

– Ce que je stocke

Je peux aussi mettre en réserve, en plus des sucres ou des graisses, les vitamines liposolubles (A, D, K et E).

Si je peux garder 2 jours de réserve en sucres sous forme de glycogène, je suis capable de stocker de la vitamine A, de la vitamine E ou même un peu de vitamine D.

Mais attention, ne me gavez pas de vitamine A ou de vitamine E ou D. Mes capacités de stockage ne sont pas illimitées.

Quand j'ai trop de vitamine A, je peux développer une « péliose hépatique » qui fatigue fort tout l'organisme. Je l'ai observée chez une femme qui se gavait de kilos de carotte chaque semaine…

– Ce que je métabolise ou détruit

Je sais décomposer l'insuline quand il y en a trop venant du pancréas. Le pancréas est un grand ami. J'espère qu'il vous parlera dans une prochaine lettre.

Quand je reçois les hormones de la pilule (toujours à trop fortes doses, même les soi-disant minidosées), je capte le radical chimique nommé « ÉTHYL » qui ne m'a jamais fait du bien pour libérer l'hormone synthétique étrangère à mon corps. Celle-ci est destinée à ce que les 2 ovaires soient au repos, c'est-à-dire ne libèrent aucun ovule quand la femme ne veut pas d'enfant.

Très peu de femmes savent qu'après 7 années de prise de pilules, elles devraient vérifier par échographie de moi-même – leur foie – l'absence d'anomalies. Je vous les expliquerai dans ma prochaine lettre.

Je suis capable de me régénérer ou d'être remplacé par transplantation quand je suis « foutu ». Avec un nouveau foie je redonne la vie !

Vous ne pouvez pas vivre sans moi, votre foie.

Pour bien me régénérer il faut me donner les meilleurs nutriments. Pas d'alcool, pas trop de sucre, pas de graisse évidemment, mais de bons acides aminés dits hépatoprotecteurs, 3 d'entre eux en particulier que j'aime beaucoup : la valine, la leucine et l'isoleucine.

Ainsi, à partir de 10 % de moi-même, soit 150 grammes, je suis capable de me refaire tout entier, de redevenir 1500 grammes en 6 mois.

Je ne suis pas le seul organe à être capable de se régénérer.

Je suis sûr que votre intestin vous l'expliquera, votre rein aussi, votre pancréas probablement et votre cerveau vous fera découvrir lui-même comment gagner des neurones.

Quand je suis très malade et incapable de me régénérer, le mieux est de me remplacer. Si par exemple je suis le foie malade d'un enfant, un adulte, un père ou une mère peuvent donner à leur enfant – s’il y a compatibilité – une partie de leur foie (20 à 30 %) qui remplacera merveilleusement tout le foie malade parce que je suis capable de me régénérer donc de refaire un foie entier tout neuf en 4 à 6 mois.

Vous deviendrez très sympa pour votre foie qui fait tant de bonnes choses pour vous. »

Je ne peux que remercier votre foie de tant de sollicitude à votre égard.

Il a toute ma gratitude.

Professeur Henri Joyeux

Commentaire de pierre DANIS : Je suis vraiment émerveillé par une telle complexité, cela ne peut être que l’œuvre d'un Créateur super intelligent.



mercredi 3 septembre 2014

Notre système immunitaire

L'Immunité, un système à bien connaître, partout dans notre corps

Notre système de défense est une merveille : 

Quand un cancer, où qu'il soit, commence à se développer, c'est que le système de défense immunitaire est altéré, au moins dans la zone où l'organe est atteint. Il est donc indispensable de bien comprendre l'organisation de ce système de défense. 

Avant le cancer, le patient peut être atteint de telle ou telle maladie auto-immune, qui traduit une baisse des défenses telle une rectocolite ou une maladie de Crohn évoluant depuis plus de 10 ans. La maladie qui détruit le plus fortement notre système immunitaire est due au virus du SIDA, le VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine). 

Le mécanisme déclencheur des maladies dites auto-immunes qui donc peuvent être des précancers se précise aujourd'hui : le système immunitaire dysfonctionne en s'attaquant à nos propres cellules, tissus ou organes. Les causes sont bien plus que génétiques. Elles sont épigénétiques, c'est-à-dire liées à notre environnement, ce que nous mangeons, ce que nous respirons, ce qui atteint notre peau et nos muqueuses. 

Les globules blancs, chefs d'orchestre de notre immunité !



La moelle osseuse et le thymus fabriquent des populations de globules blancs immunologiquement compétents que l'on retrouve dans le sang. 
Dans le sang, les globules blancs, parmi lesquels les lymphocytes B et T, font partie du système adaptatif nommé système lymphoïde. 

Les organes lymphoïdes primaires sont représentés par le thymus, situé derrière le sternum, et la moelle osseuse, producteurs respectivement de lymphocytes T (T venant de Thymus) et des lymphocytes B (B venant de Bone Marrow ou moelle osseuse) 

Parmi les lymphocytes T, on distingue les lymphocytes T CD4 (anciennement appelés T4) et les lymphocytes T CD8 (ou T8). 
Les CD4 (ou « helper », ceux qui aident) sont des amplificateurs de la réponse de défense immunitaire. Ils sont détruits en première position par le virus du SIDA. 
Les CD8 sont des lymphocytes suppresseurs et/ou cytotoxiques (« killer », les tueurs). Ils empêchent certaines réactions de se produire et sont capables de tuer des cellules cancéreuses. Ils ont besoin des CD4 pour agir. 

La maladie SIDA nous a beaucoup appris en matière d'immunité

Dans la maladie Sida, le rapport entre le nombre de T4 et le nombre de T8 traduit la réelle immunité du patient. Il est en général normalement de 1,6 +/- 0,5. Il est diminué en cas de dépression immunitaire comme dans le Sida par exemple, ou lors de l'administration d'immunosuppresseurs comme la cyclosporine, médicament prescrit pour supporter une une greffe d'organe (rein, foie, coeur). 

Autour de l'an 2000, on a repéré qu'un petit nombre de patients atteints par le virus du Sida (VIH ou HIV), environ 1 individu parmi 200 séropositifs, gardait une immunité « favorable », c’est-à-dire pouvait vivre longtemps sans la maladie Sida, simplement en étant porteur du virus. Ces individus sont capables de fabriquer des lymphocytes tueurs dits « lymphocytes T NK (Natural Killers) » très efficaces. La recherche actuelle cherche la substance qui permettrait de produire chez les sujets infectés un plus grand nombre de cellules NK. Le revers de la médaille est que ces personnes développent davantage de maladies auto-immunes dans lesquelles les cellules T attaquent les propres cellules de l'individu. 

Ainsi, chez le patient porteur du virus du Sida, le risque de développer un cancer des organes lymphoïdes, le lymphome, est multiplié par 20 à 40. 

On distingue le système immunitaire « inné » et le système immunitaire « adaptatif » [1].
On distingue les lymphocytes régulateurs qui protègent les cellules de l'organisme et les lymphocytes effecteurs qui détruisent les intrus. Pour les lymphocytes régulateurs, les cellules cancéreuses peuvent être reconnues comme des cellules normales. Ils les protègent afin que les effecteurs ne les attaquent pas. En d’autres termes, une immuno-surveillance existe, mais paradoxalement elle peut protéger les cellules malades. D'où le rêve d'une vaccination permettant aux effecteurs de reconnaître les antigènes spécifiques d'un cancer donné. 

Des organes immunologiquement compétents : la rate, les ganglions et les systèmes respiratoire, digestif et même le cerveau
– La rate, plus importante qu'on ne le croit : organe lymphoïde le plus volumineux 

Les chirurgiens s'en méfient car la moindre plaie lors d'une intervention chirurgicale risque d'imposer son ablation, car c’est une éponge de sang de 300 grammes. Elle stocke 30 % de nos plaquettes sanguines nécessaires à la coagulation, et constitue une réserve de lymphocytes. Elle est aussi une réserve de millions de monocytes. En cas d'infection elle libère une multitude de monocytes. C'est le cas lors de la MNI (MonoNucléoseInfectieuse). 

Dans ses fonctions, la rate régule davantage le taux des plaquettes que celui des globules rouges. 

Contrairement à ce que l'on pensait autrefois, la rate est un organe indispensable à la santé. Si on doit l'enlever, le patient doit impérativement recevoir un traitement anticoagulant car les plaquettes du sang ne sont plus détruites par la rate. Elles sont alors trop nombreuses (plus de 500 000/mm3 de sang). L'hyperplaquettose peut être responsable de complications emboliques (thromboses artérielles ou veineuses). De même, on doit obligatoirement vacciner les patients « dératés » contre le pneumocoque et même le méningocoque. En effet, la rate contrôle des infections à bactéries encapsulées, en particulier pneumocoques et méningocoques. 

En 1977, le Lancet publiait une étude comparant 570 vétérans américains de la Deuxième Guerre mondiale, splénectomisés (rate enlevée du fait de rupture traumatique), à un groupe identique n’ayant pas « perdu » la rate dans le conflit. « "Les dératés" ont deux fois plus de risques de mourir de maladies cardio-vasculaires que les autres. » 

Contrairement à une croyance populaire, on ne court pas plus vite sans sa rate ! Les nazis faisaient pratiquer l'ablation de la rate sur leurs coureurs avant les Jeux Olympiques, comme les allemands communistes de l'Est dopaient aux hormones leurs athlètes féminines, en les rendant enceintes pour les avorter à l'issue des jeux. Stupide et grave exploitation de l'homme et de la femme, si peu reconnue par ceux qui se prennent encore pour des élites intellectuelles. 

Pendant la vie embryonnaire de 3 à 7 mois, la rate fabrique les cellules du sang. Elle perd ensuite cette fonction, qui est reprise par le foie jusqu'à la naissance puis par la moelle osseuse. Si la moelle osseuse est perturbée, la rate est capable de reprendre partiellement la formation des globules du sang. Ayez donc pitié de votre rate, demandez à votre chirurgien de tout faire pour vous la conserver, s'il doit vous opérer des organes proches (estomac, pancréas, foie gauche, colon gauche). 

Les organes lymphoïdes secondaires sont en plus les ganglions et aussi un tissu lymphoïde, le MALT (Mucosal Associated Lymphoïd Tissue) qui tapisse la face interne des muqueuses de l'organisme (urogénitale, arbre bronchique et intestin, mais pas ou très peu l'estomac qui n’en a pas besoin, étant protégé par l'acide chlorhydrique qu'il fabrique sans cesse [2]). 

À l'entrée digestive, au niveau du palais des saveurs et du carrefour aérodigestif, le système immunitaire est constitué des amygdales et de toutes les formations lymphoïdes du rhinopharynx dénommées amygdales pharyngées [3], en plus de la salive source de tous les plaisirs du palais des saveurs. 

La salive contient une série de facteurs de protection contre les agressions du milieu extérieur, produits par les cellules de la bouche et des gencives. Rappelons nous que la mastication est indispensable à la salivation et que nous sommes capables de fabriquer au moins 1 L de salive par 24 heures. 

Dans la salive, on trouve de nombreux éléments de protection immunitaire dont les noms peuvent être barbares. Nous les livrons aux seuls spécialistes ou passionnés d'immunité. 

les mucines constituent une couche protectrice de mucus ; 

des immunoglobulines A sécrétoires (sIgA) sont des anticorps spécialisés dans la défense de la muqueuse buccale ; 

le lysozyme est une enzyme antibactérienne présente aussi dans le lait, le colostrum, les larmes ; 

la peroxydase salivaire a une action enzymatique antibactérienne présente aussi dans le lait, le colostrum, les larmes, produisant des radicaux libres très agressifs ;  

l'ion thiocyanate agit comme substrat d'une autre enzyme, la peroxydase ; 

les cystatines salivaires représentent un ensemble de 7 protéines dont les rôles ne sont pas complètement élucidés ; 

les histadines aux propriétés fungicides nous protègent contre les champignons, en particulier vis-à-vis du Candida albicans ;   

les ß-défensines 1 et 2 produites par les cellules épithéliales buccales et gingivales (des gencives) ; 

des facteurs de croissance cellulaire tels que la cytokine EGF (Epidermal Growth Factor) stimulent la production de mucus ;   

l'HGF (Hépatocyte Growth Factor) influence le fonctionnement de l'intestin grêle et du foie. 

Vous avez compris combien il faut savoir profiter de sa salive ! 

L'entrée respiratoire, au niveau des poumons : il s'agit du BALT (Bronchial Associated Lymphoïd Tissue) sur une surface équivalente à une piste de bowling, qui joue un rôle essentiel face aux agressions respiratoires que nous recevons de l'air inspiré : pollutions bactériennes, virales, et les pollutions chimiques avec le tabac et les drogues en tout genre. 

Au niveau des poumons et du coeur, le système immunitaire est fait d'un large réseau de noeuds ou ganglions lymphatiques présents autour des bronches et des gros vaisseaux qui vont ou reviennent du coeur. Ils recueillent la lymphe venant de la périphérie des poumons et du coeur. Ils les protègent des agressions, mais ils restent fragiles et leur agressivité chronique risque de les envahir à un point tel qu'ils ne peuvent plus nous protéger. 

Ah, si les fumeurs savaient, comme ils protègeraient leurs voies respiratoires en stoppant définitivement cette addiction ! Quant aux lobbies du tabac, ce sont des assassins en costume trois pièces. Mafia qui rapporte plus à l'Etat que ne leur coûtent les soins nécessaires pour traiter les malades (de plus en plus de femmes) atteints de cancers des voies respiratoires, des voies urinaires et du cerveau. 

La plaque métabolique majeure, le foie. À son niveau, l'immunité est représentée par des cellules spécialisées dénommées cellules de Küppfer. On sait qu’une nourriture trop sucrée et trop grasse se stocke facilement dans les cellules du foie constituant un authentique « foie gras » dénommé stéatose hépatique. Les cellules du foie si nécessaires à la santé, les hépatocytes, sont gavées de gras. Elles empêchent les cellules immunocompétentes de jouer leur rôle protecteur, débordées par les boissons dites énergétiques, les sodas-cocas, les glaces et les yaourts si bien travaillés au niveau des goûts pour nous transformer en « con-sommateurs », avec des allégations nutritionnelles mensongères. Ayez pitié de votre foie ! Ne l'agressez pas inutilement, il vous le rendra bien. 

Au niveau du cerveau, ce sont les cellules en forme d'étoile, les « astrocytes » ou « cellules gliales » qui jouent un rôle dans la défense immunitaire des neurones. En effet, elles protègent les neurones en maintenant la barrière hémato-encéphalique, régulent le flux sanguin et assurent la nutrition en apportant l'énergie aux neurones. Elles sont capables de réparer et cicatriser les lésions du cerveau et de la moelle épinière. 

Dans l'estomac, le principal facteur de protection est la production d'Acide Chlorhydrique (HCl à pH entre 1 et 2) qui exerce une puissante activité bactéricide et fongicide (tueuse de champignons), utile à l'intestin. L'insuffisance d'acidité de l'estomac a pour conséquence une prolifération bactérienne dans l'intestin grêle. Avec un traitement anti-acide en continu, on expose l'estomac à une prolifération fongique (champignons tel Candida albicans). Bien stérilisé par l'HCL, l'estomac est pauvre en follicules lymphoïdes, à l'inverse du cæcum et de l'appendice qui sont des culs de sacs intestinaux où grouillent les bactéries et encore plus dans le côlon et le rectum. 

Lorsque nos collègues anatomopathologistes observent au microscope la périphérie des tumeurs du rectum, ils parviennent à compter la population de cellules lymphoïdes proches de la tumeur. Ce comptage nous renseigne sur le pronostic et la nécessité ou non de traitements complémentaires. 

Quelle merveille que notre système de protection. 

Professeur Henri Joyeux 

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Sources : 

[1] Je conseille fortement, en plus du livre de Jean Seignalet pour tout ce qui concerne les maladies de la nutrition (Alimentation ou 3e Médecine, Ed. F.X. de Guibert 2014), l'excellent livre du Dr Georges Mouton « Ecosystème Intestinal et Santé optimale », Collections Résurgence et Introduction à la Médecine fonctionnelle. Les blogs du Dr Mouton 2014 - Ed. Marco Pietteur Medicatrix. Dans ces livres, nous avons puisé les données essentielles sur le système immunitaire digestif. 

[2] Le débit est variable en fonction de la journée et de la nuit, augmente lors des repas. Le volume sécrété quotidiennement est d'environ 1 L à 1,5 L. 

[3] Quand elles sont trop développées, elles peuvent obstruer les fosses nasales et être à l'origine du ronflement chez le petit enfant, chez lequel on peut avoir à décider d'enlever les végétations dites végétations adénoïdes.


mercredi 25 juin 2014

Le Yucca

  • Pour se reproduire, la plante de Yucca a besoin du papillon nocturne du Yucca (Pronuba) pour transporter le pollen de ses anthères et pour déposer dans l’ovaire d’une autre plante de Yucca un ou plusieurs œufs. Après que le papillon ait pondu les œufs, ce dernier fourre une boule de pollen dans le stigmate du Yucca.
  •  
  • C’est ainsi que cette plante est fécondée et peut produire à nouveau un plus grand nombre de graines. Certaines de ces graines sont mangées par les larves du papillon qui y tirent des substances nécessaires à leur croissance et à leur transformation. Les graines qui ne sont pas mangées par les larves du papillon mûrissent et permettent à la plante de perpétuer son espèce.

  • Ainsi, en l’absence du papillon, le Yucca ne produit pas de graines, alors que sans le Yucca, le papillon du Yucca ne peut compléter son cycle de reproduction. Les larves de ce papillon ne mangent que les graines du Yucca. Ainsi, si le papillon manquait de polliniser le Yucca, le résultat serait l’extinction éventuelle à la fois de la plante et de l’insecte.
  • Le papillon nocturne du Yucca ne peut pas vivre très longtemps sans la plante du Yucca car il a besoin d’elle pour compléter son cycle de reproduction. De même le Yucca ne peut vivre que pendant quelques années sans ce papillon, car il ne sera pas capable de s’autoféconder pour produire des graines. En conséquence, il est impensable qu’une longue période sépare le troisième jour de la création (création des plantes) et le cinquième jour (création des oiseaux, poissons, insectes). C’est pourquoi, on peut en déduire qu’il ne s’agit que de jours solaires, soit d’une durée de 24 heures.
Anonyme



dimanche 1 décembre 2013

Il faut beaucoup de foi pour être athée !


En partant du récit de la Création, de la première page de la Bible, Ralph Shallis démontre qu’il est
scientifiquement absurde de ne pas croire en Dieu ! La Création, telle qu’elle est racontée dans la Bible, comporte 23 étapes qui suivent un ordre scientifiquement on ne peut plus logique. Etape après étape il est de plus en plus évident que le Dieu de la Bible est Dieu !

Bien entendu, certains parleront de chance, de hasard. Mais il n’y a pas de place pour le hasard dans les plans de Dieu !

Si vous deviez ranger 3 objets (A, B et C) selon toutes les combinaisons possibles, vous en obtiendriez 6 : A-B-C, A-C-B, B-A-C, B-C-A, C-A-B et C-B-A.
Avec 4 objets, vous passeriez à 24 possibilités.
Avec 5 objets, vous passeriez à 120 possibilités.
Avec 7 objets, vous passeriez à 5.040 possibilités.

On continue ?
Avec 10 objets, nous avons 3.628.800 possibilités.

Et pour classer les 23 étapes de la Création, telles qu’elles sont décrites dans le récit de la Genèse, dans le seul et unique ordre scientifiquement possible, et c’est le cas, il faut étudier 25.797.936.392.212.096.640.000 possibilités !!!

En d’autres termes, pour 1 seule chance de trouver l’ordre exact, il y a plus de 25 mille millions de millions de "chances" de se tromper !!!

Oui, il faut beaucoup de foi pour être athée !!

mercredi 5 décembre 2012

L'ADN bidon !

L’ADN poubelle !                                                    

Lorsque les premières recherches sur l'ADN ont commencé dans les années 60-70, on s'est vite rendu compte qu'une part assez grande de l'ADN ne semblait pas coder pour des protéines, du moins avec les moyens disponibles à l'époque. Et les évolutionnistes, toujours à l'affut pour le marketing de leur théorie ont rapidement proposé une explication pour l'ADN non-codant. Ils l'ont affublé de l'expression "Junk DNA" ou ADN bidon et ont affirmé que cet ADN était une preuve de l'évolution car c'était des restes d'ADN de l'évolution passé.

Utile autrefois mais plus maintenant...

Mais comme c'est souvent le cas, la science avance et réduit à néant les grandes affirmations évolutionnistes. De plus en plus de données provenant de la génétique indiquent que "l'ADN bidon" est en fait tout à fait utile.

Mais les évolutionnistes sont TRES marketing et ils vont évidemment "oublier" leurs déclarations ronflantes d'hier et nous proposer de nouveaux "mécanismes évolutifs" incorporant les fonctions de l'ADN dont on avait la certitude, il y a peu de temps, qu'ils étaient "bidon"...

Et voyez un article de ma part qui comporte une section sur le fameux "ADN bidon".

Dogmes évolutionnistes et le progrès de la science.
http://www.samizdat.qc.ca/cosmos/origines/dogme_pg.htm

Paul Gosselin
St-Augustin. Canada








Pour plus de détails :

ADN bidon/Junk genes

Dans un article par W. Wayt Gibbs paru dans la revue Scientific American, portant le titre "The Unseen Genome", Gibbs note que depuis la découverte de l'ADN en 1953, les chercheurs en génétique ont tôt fait de remarquer qu'une partie de l'ADN d'un organisme produit des protéines tandis qu'une autre partie n'en produit pas. On a donc supposé que cette dernière partie ne servait à rien. Étant donné les œillères évolutionnistes que portent la majorité des chercheurs, on a donc supposé que ces gènes étaient les résidus inutiles d'une évolution passée. Dès lors ces gènes ont porté, en anglais, l'épithète "junk DNA[5]" ou de l'ADN bidon ou résiduel.

Touchant le rapport entre ADN codant et ADN dit non-codant, le généticien français André Eggen note (2004):
"En effet puisque seulement 3-5 % de l'ADN semble être de l'ADN codant, le reste était supposé ne servir à rien, d'où le terme anglais junk DNA. Mais depuis l'arrivée massive de données de séquençage de génomes complets (homme, souris, rat, ...), il est clair que des comparaisons de séquences soulignent la présence de régions similaires entre espèces et qui semblent coïncider ou même être des régions régulatrices. De plus, des transposons ont été mis en évidence, appuyant l'idée de plasticité de l'ADN: des changements peuvent intervenir au sein de cette molécule d'ADN, par exemple, par intégration de transposons ..."

Gibbs note (2003: 49) qu'un des dogmes centraux de la génétique jusqu'ici a été le postulat qu'une séquence d'ADN peut se voir désignée comme un gène seulement s'il peut produire une protéine. Gibbs remarque par ailleurs qu'on a constaté récemment que même lorsque l'ADN ne produit pas de protéines, il peut produire une molécule d'ARN qui, à son tour, peut affecter le comportement d'une cellule. Ces molécules sont désignées par le terme ARN interférence ou ARNi (Dykxhhoorn 2003) et lorsque actives, elles peuvent empêcher la production de protéines par des gènes dit codants.

Sur le plan médical, cette découverte fait entrevoir la possibilité de produire des thérapies contre certaines maladies génétiques. Standish note (2002: 19) qu'un des tests pour déterminer si de l'ADN a le potentiel de posséder une fonction est de le comparer à de l'ADN contenu dans un gène que l'on sait produisant des protéines. En utilisant cette approche on constate que l'ADN dit non-codant a les mêmes caractéristiques de structure et d'organisation que l'ADN codant. On constate, par ailleurs, que l'ADN non-codant comporte des éléments qui peuvent déterminer à quel moment une protéine sera produite et en quelle quantité. Quel est alors le jugement de Gibbs touchant l'impact de l'affirmation que les gènes non-codant étaient des rebus de l'évolution ? Gibbs cite le généticien australien John Mattick qui affirme (2003: 49)

"Je crois que cette situation deviendra un cas classique où, pendant un quart de siècle, l'orthodoxie a fait dérailler l'analyse objective des faits. (...) II se peut que l'incapacité de reconnaître toutes les implications de cette situation, en particulier la possibilité que des séquences d'ADN non-codants puissent transmettre de l'information sous la forme de molécules d'ARN soit un jour considéré comme l'une des plus grandes erreurs de l'histoire de la biologie moléculaire."[6]
Gibbs ajoute (2003: 53)

"Personne ne sait ce que sera la vision d'ensemble en génétique lorsque cette strate d'information cachée sera rendue visible. De l'avis de Mattick, 'À vrai dire, ce qui était méprisé, puisqu'il était incompris pourrait devenir la source ultime de la complexité humaine.' Si on met de côté les pseudogènes, les riboswitches et tout le reste, il y a une bonne raison de supposer que c'est le cas. Nous comprenons maintenant que l'ARN actif aide à contrôler la structure macroscopique des chromosomes ainsi que certaines modifications chimiques importantes touchant ces derniers, ce qui constitue une couche d'information épigénétique tout à fait nouvelle dans le génome[7]."

Évidemment ni Gibbs ni Mattick n'établissent un lien direct entre ces préjugés rétrogrades en génétique et la théorie de l'évolution[8], mais les faits sont là... Susumu Ohno était un chercheur en génétique de renommée mondiale. Gagnant de nombreux prix pour la recherche, il a été aussi l'auteur d'un livre sur l'évolution portant le titre "Evolution by Gene Duplication ". En 1972 Ohno a inventé le terme "Junk DNA[9]" pour désigner environ 95% du génome humain dont on ne connaissait la fonction et qui porte le titre technique ADN non-codant. Selon Ohno, le “junk DNA” réfère surtout à la perte de fonction de l'ADN en question, ce qui implique que ce code d'ADN a pu être utile dans le passé, mais ne l'est plus.

Dans la littérature scientifique, la notion de junk DNA (ou ADN bidon) englobe plusieurs types de séquences d'ADN différents. On y inclut à la fois les introns, les éléments de gènes qui ne sont pas exprimés lors de la synthèse de protéines, des éléments transposables (ou transposons), des séquences d'ADN répétées, que l'on suppose parasitaires, se répliquant sans ajouter quoi que ce soit au génome[10], les pseudogènes[11] et les éléments régulateurs située entre les gènes (promoteurs et inhibiteurs) qui servent à la transcription.

Un autre terme connexe est la notion d'ADN égoïste[12] (ou selfish DNA) qui a été avancée par divers chercheurs dont Francis Crick, gagnant d'un prix Nobel ainsi que par le livre populaire Le gène égoïste (1978) de Richard Dawkins. Ces chercheurs affirment que ces segments d'ADN agissent en parasite dans le génome[13] et se propagent dans le pool génétique, sans contribuer directement à la survie des organismes porteurs. C'est dans ce sens qu'ils sont égoïstes. Puisqu'il s'agit d'ADN non-codant, ils sont largement à l'abri des mécanismes de la sélection naturelle. Dans bon nombre de cas, il s'agit de séquences répétées d'ADN dérivées d'éléments transposables et ces séquences se propagent en insérant des copies d'elles-mêmes ici et là, apparemment au hasard, dans le génome.

Depuis peu, le concept d’ADN bidon est donc sujet à de plus en plus de remises en question dans la communauté scientifique, même de la part de chercheurs imminents. Le généticien Francis Collins est le directeur du Human Genome project aux Etats-Unis et il a écrit (2006 : 111) " Par ailleurs, il y avait de longues séquences d’ADN entre les gènes qui ne semblaient pas faire grand chose et certains l’ont désigné du terme junk DNA, bien que cela exige une certain arrogance pour affirmer qu’une partie du génome est du junk [bidon] étant donné notre niveau d’ignorance .* " D’autre part en 2005 un groupe de généticiens dissidents s’est formé autour de l'International PostGenetics Society .

Ces généticiens remettent en question aussi bien le concept fort répandu du gène que le concept d’ADN bidon. Ces généticiens soulignent que de plus en plus de recherches démontrent que les gènes opèrent dans un réseau d’interactions complexes et se chevauchent l’un l’autre. Entre autres, cela signifie qu’il soit possible qu’une séquence d’ADN X puisse faire partie de plus d’un gène. De l’avis de ces chercheurs, ces découvertes exigent une révision en profondeur du concept de gène, aussi bien sur le plan de sa définition que de sa fonction .

Le généticien William Gelbart a affirmé dans la revue Science (1998) « Malgré tout il semble bien que nous soyons parvenus au point où l’usage du terme gène est d’utilité limitée et peut à vrai dire nuire au progrès de la connaissance du génome.* » Pour sa part, l’ingénieur, Walter Remine, observa (1993 : 249) que les taux de mutations nécessaires pour faire avancer l'évolution chez l'homme ont des effets nocifs sur le génome humain. De ce fait, les évolutionnistes ont trouvé bon que la majorité du génome soit inerte, à l’abri des mutations. Remine note que les données de la génétique ont graduellement rendu cette hypothèse d'un génome presque entièrement inerte intenable (1993 : 250-251):

En juillet 2007 Richard Gallagher, l’éditeur de la revue britannique The Scientist, publia une note sur le concept d’ADN bidon. En somme il admet, avec quelque hésitation, que l'ADN dit bidon semble bien avoir une fonction, mais pour sa part il préfère ne pas abandonner ce concept, car à son avis il est utile pour « provoquer des discussions et des recherches ». Tout comme le cadavre de Lénine, le concept d’ADN bidon peut servir à la fois de décoration et d’instrument de propagande, mais il est utile à peu d’autres fins…. C'est un béquille boiteuse exploitée essentiellement pour rehausser le prestige de la théorie de Charles D. Dans un contexte de la lutte pour la survie dans la culture occidentale, la théorie de l’évolution a intérêt de se renouveller sans fin, afin de maintenir sa niche dominante sur le plan cosmologique en Occident.

Dans le contexte actuel, une partie du défi consiste à dépasser le présupposé que tout phénomène génétique sera considéré accidentelle ou aléatoire, à moins que l'on puisse établir un mécanisme pour l'expliquer. Cela passe sous slience une troisième possibilité, c'est-à-dire le dessein intelligent. Une telle perspective impose une explication biaisée des données de la génétique, car une origine aléatoire est présupposé par défault et n'a pas à être démontrée. Au bout du compte le développement du concept de Junk DNA est bien plus le reflet de l'ignorance de la science du 20e siècle. Une situation qui pourrait se comparer à celle d'un vieux cultivateur au début des années 1950 voyant, pour la première fois, une télévision. Ce cultivateur examine l'appareil et comprends graduellement la fonction des boutons et cadrans. Après un examen sommaire, il affirme, avec conviction, que les lampes à l'intérieur n'ont pas de fonction, sauf celle de chauffer l'appareil.

Évidemment...

La généticienne Linda Walkup note (2000: 20) que dans les études évolutionnistes en génétique, les comparaisons de séquences d'ADN sont utilisées pour construire des arbres phylogéniques afin de tracer le chemin parcouru d'un ancêtre à ses descendants. Puisqu'il est postulé que les introns sont sensés être à l'abri des contraintes de coder pour une fonction particulière lorsque des mutations causent des modifications de leur séquence les introns dans un gène particulier sont souvent comparés entre organismes différents. La différence entre les paires de bases est censé fournir une indication du temps où les deux organismes ont divergé dans leur évolution.

Dans certains cas, le postulat qu'un intron peut muter librement au cours de millions d'années d'histoire évolutive s'est avéré faux. Koop et Hood ont découvert que l'ADN du complexe du récepteur de cellule T, une protéine essentielle pour le système immunitaire, était à 71% identique entre l'homme et la souris. Il s'agissait d'une découverte embarrassante. Faut-il conclure que la divergence entre hommes et souris est récente? Puisqu'une telle conclusion est en contradiction avec le récit évolutionniste, Koop et Hood ont conclu que cette région doit alors comporter une fonctionnalité, ce qui réduit l'influence des mutations. On constate alors que lorsque les données de la génétique ne correspondent pas aux données empiriques, une explication ad hoc sera invoquée pour sauver la face et faire taire les données embarrassantes.

Parmi les chercheurs en génétique, Barbara McClintock a été une des premières à postuler que l'ADN bidon puisse avoir une fonction et ce, il y a 50 ans ! Lorsqu'on lui a accordé le prix Nobel pour sa découverte des transposons, elle déclara qu'à son avis, le génome est un organe très sensible et qu'en périodes de stress, il peut déclencher des mécanismes de restructuration lorsque l'organisme est soumis à l'irradiation ou une infection par des pathogènes par exemple. Dans le cas du maïs, McClintock nota que les transposons jouaient un rôle important dans le développement de nouveaux gènes. Pendant cinquante ans, elle fut seule à affirmer de telles choses.

Il faut constater que l'évolutionnisme a généré des attentes trompeuses à l'égard de la génétique. Dans la citation qui suit, l'historien de la science Stephen C Meyer est d'avis que l'ADN non-codant ne doit pas être considéré comme bidon, sans fonction, mais signale que l'on a découvert maintenant plusieurs rôles joués par cette partie du génome et que, par ailleurs, on peut y voir surtout un rôle de gestionnaire, comparable à celui du système d'opération dans un ordinateur (2009: 407):

Dans un article paru dans la revue Nature, touchant le nombre de gènes chez les organismes multicellulaires D. E. Comings a noté la contradiction entre les attentes engendrées par la théorie de l'évolution et les résultats de la génétique (1972)

"Ayant un parti pris vers notre propre espèce, nous avons tendance à penser que l'homme est sans doute l'une des espèces les plus complexes sur terre et de ce fait doit être doté d'un nombre maximal de gènes. Mais la réalité est autre. Même une simple plante telle que l'Hepatica[14] comporte dix-huit fois plus d'ADN que nous et l'Amphiuma, une salamandre banale et gluante, a vingt-six fois plus d'ADN que nous. Et pour porter atteinte plus encore à l'orgueil de l'homo sapiens, l'unicellulaire Eugène a presque la même quantité d'ADN que l'homme.*"

Ce paradoxe fut, de toute apparence, résolu plus tard par la découverte de l'ADN non-codant, mais puisqu'on se rend compte maintenant que l'ADN dit non-codant comporte de plus en plus de fonctions[15], le paradoxe signalé par Comings, en 1972, reste entier. Tout comme les notions de phlogistique[16] et d'éther[17], il ne faudrait pas s'étonner de voir le progrès de la science reléguer aux oubliettes les concepts de Junk DNA et de selfish DNA. Qui sait, c'est peut-être pour bientôt? En génétique, on peut donc affirmer que plutôt que de stimuler ou contribuer au progrès de la connaissance scientifique, l'évolutionnisme l'a plutôt retardé ! Les preuves sont là. Évidemment, dans les médias (scientifiques ou non), il ne faut pas s'attendre à rencontrer des aveux au sujet de spéculations mal avisées de la part d'évolutionnistes du 20e siècle voir même l'aveu (quelle horreur) d'erreurs.

Non, non, non... Il faut tout de même constater que les évolutionnistes ne manquent certainement pas d'imagination. Soyez assurés que l'on aura tôt fait d'annoncer la découverte de nouveaux mécanismes évolutifs à l'œuvre dans l'ADN dit non-codant. Ce sera un deuxième niveau d'évolution, le programme de la vie ou un truc du genre. Soyez sans crainte, on trouvera (voyez dans la revue Wired 2007). Et alors tout sera rentré dans l'ordre et ce sera le point final de cette histoire...

Et tout ça doit nous faire réfléchir. Lorsque les évolutionnistes claironnent au sujet de leur théorie : " nous savons que… ", " les faits démontrent que… " ou encore " tous les scientifiques sont d’accord que… ", il y a lieu de se rappeler le cas de l’ADN bidon sur lequel on avait tant de certitudes aussi.
Avec toutes les découvertes en génétique que nous réservent les années à venir, il n'est pas impensable que l'évolutionisme subisse une nouvelle mutation, comparable à celle lorsque, suit à l'acceptation de la génétique mendélienne, le néo-darwinisme est apparue. Est-ce que l'avenir nous réserve alors une théorie néo-néo-darwinniene ? N'est-ce pas rigolo de disposer d'une théorie que l'on peut ajuster à l'infini afin de prédire tout ce que les données empiriques les plus récentes nous disent? Le généticien Richard V. Sternberg, autrefois au National Museum of Natural History, Smithsonian Institution, à Washington, DC, donne son avis au sujet de la valeur finale du concept d'ADN égoïste ("selfish DNA ") (2002: 154):

"L'argument nous est présenté que l'hypothèse de l'ADN égoïste est en réalité un schéma narratif [un récit] dont la fonction est de protéger les présupposés néodarwiniens de la critique et que ce récit est irréfutable et, de ce fait, ne constitue pas une hypothèse*[18]."

Il faut noter que la phrase choc de Dobzhansky, citée au début de notre texte, "En biologie, on ne peut rien comprendre sans la lumière de la théorie de l'évolution" devient risible si on la déconstruit pour exposer à la lumière ses présupposés subliminaux. Une fois cette opération accomplie on lit alors: "Si votre vision du monde exige un mythe d'origines matérialiste, alors il va de soit qu'en biologie (comme ailleurs), on ne peut rien comprendre sans la lumière de la théorie de l'évolution." Évidemment, lorsqu'on a les yeux fermés, on ne voit rien. De l'avis de Meyer, la théorie de l'évolution a non seulement bloqué le progrès de la génétique dans le passé, mais elle continue de le faire actuellement.

Au-delà de l'ADN bidon ou «non-codant» on découvre aussi l'épigénétique, c'est-à-dire des structures ou mécanismes dans l'organisme qui peuvent le modifier sans passer par l'ADN! Le monde de l'organisme est tout le contraire des "simples cellules" envisagées par Darwin. Cela fait penser plutôt à des poupées russes où, lorsqu'on pense avoir tout compris sur la complexité de la cellule, une porte s'ouvre et on découvre des niveaux de complexité encore insoupçonnés!

J'habite à 3 kms du lac du Bourget, et au pied de la montagne d'oû j'ai pris cette photo...

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