mardi 2 avril 2013

Les dinosaures se sont-ils transformés en oiseaux ?


Evolution des dinosaures en oiseaux

Détaillons, d’abord, les principaux arguments scientifiques, étayés par les découvertes les plus récentes, qu’invoquent un nombre croissant de scientifiques pour affirmer que l’Archaeoptéryx n’était qu’un oiseau, et non une forme intermédiaire.

    a. En premier lieu, l’Archaeopteryx apparaît soudainement dans le registre fossile, entièrement formé (tout comme le reste des invertébrés et les vertébrés), sans aucune trace d’un quelconque ancêtre présumé.

    b. Les os de l’Archaeoptéryx : l’Archaeoptéryx a des os creux comme tous les oiseaux, ce qui lui donne stabilité et légèreté pour le vol, tandis que les dino saures ont des os épais et solides. Il est donc impossible que les dinosaures aient évolué en oiseau.

    c. Les ailes étaient bien développées et prévues pour le vol. Les plumes d’Archaeoptéryx étaient asymétriques, découpage typique des plumes chez les oiseaux volants, qui démontre la spécia lisation et l’aptitude d’Archaeoptéryx au vol. Le spécialiste mondialement renommé Alan Feduccia a écrit : « Les plumes sont une adaptation presque parfaite pour le vol », parce qu’elles sont légères, fortes, d’une forme aérodynamique et possèdent une structure complexe de rémiges et plumules.

    d. L’Archaeoptéryx avait les plumes d’un oiseau moderne. C’est ce qu’a montré une étude des plumes de l’Archaeoptéryx d’Alan Feduccia parue dans Science. « Grâce à ses plumes, l’Archaeoptéryx peut clairement être classé comme un oiseau. »

    e. Impossibilité de transformation des écailles en plumes. La plupart des évolutionnistes croient, comme Richard Dawkins, que « mes plumes sont des écailles reptiliens modifiés ». Mais cette explication ne peut pas être soutenue pour les raisons suivantes :

        Les écailles représentent des plis dans la peau, des plaques cornées, tandis que les plumes sont très complexes dans leur structure, consistant en une tige centrale de laquelle partent des barbes, entre lesquelles il y a des barbules. De plus, les plumes et les écailles proviennent de deux couches différentes de la peau, et le développement de la plume est fondamentalement différent de celui des écailles. Les plumes proviennent des follicules de la peau (structure macro ou microscopique en forme de sac) tout comme les poils.

        Les protéines (F-kératines) des plumes sont biochimiquement différentes des protéines de la peau et des écailles (a-kératines). C’est ce qu’atteste A.H. Brush, professeur de physiologie et de neurobiologie à l’Université du Connecticut : « Au niveau morphologique, les plumes sont considérées comme similaires aux écailles reptiliennes. Pourtant, (…) la structure protéinique des plumes est unique dans le monde des vertébrés (…). Nous n’avons pas détecté chez les reptiles de tissu épidermique qui puisse nous donner un point de départ pour les plumes des oiseaux. »

        Les écailles qui couvrent les corps des reptiles sont totalement différentes des plumes aviaires. A la différence des plumes, les écailles ne pénètrent pas la peau, mais représentent seulement une couche dure à la surface du corps. L’évolutionniste Alan Feduccia est formel : « Les plumes sont une caractéristique unique aux oiseaux. »

        Les plumes possèdent une organisation arborescente complexe (enchevêtrement ordonné des divers filaments) qui n’a rien à voir avec une écaille plate.

    f. Impossibilité de l’évolution du poil en plume. Les évolutionnistes ont finalement changé d’argument en disant que la plume ne vient pas de l’écaille mais du poil. Mais d’où provient alors le poil ? Comment une structure simple comme le poil peut-elle arriver à donner une structure complexe comme la plume ? N’oublions pas sa légèreté, sa forme parfaite, ses couleurs, ses différentes tailles selon son rôle, sa fixation solide, son orientation parfaite et coordonnée, etc.

    g. Des appareils respiratoires différents : les oiseaux possèdent un poumon où l’oxygène s’échange dans des canaux alors que, pour les reptiles, il s’échange dans des alvéoles. Qui a trouvé la solution pour une telle évolution ? Malheureusement, ce genre de problème est passé très souvent sous silence.

mercredi 13 février 2013

Australie: une analyse génétique révèle une migration d'Inde il y a 4.000 ans


L'Australie qu'on pensait avoir été isolée entre l'arrivée des premiers humains il y a 40.000 ans et la venue des Européens au 19e siècle, a connu une vague d'immigration d'Inde il y a environ 4.000 ans, selon une analyse génétique publiée lundi aux Etats-Unis.

AFP

Les auteurs de l'étude expliquent que ces immigrants auraient aussi apporté certains outils de pierre de petite taille appelés microlithe ainsi que le dingo, un chien sauvage trouvé en Australie.

Les datations de ces outils et des restes fossilisés de ces animaux, les font remonter à environ 4.000 ans, précisent ces scientifique du Max Planck Institute en Allemagne, auteurs de cette recherche parue dans les Annales de l'Académie américaine des sciences (PNAS) datées du 14-18 janvier.

Ces chercheurs ont comparé certaines variations génétiques des aborigènes d'Australie à celles des populations de Nouvelle Guinée, d'Asie du Sud-Est et d'Inde.

"Les résultats laissent penser à un flux substantiel de gènes d'Inde vers l'Australie il y a 4.230 ans, bien avant les premiers contacts avec les Européens", explique Irina Pugach du Max Planck Institute et principal auteur de la recherche.

"Cette période coïncide aussi avec de nombreux changements dans les données archéologiques en Australie comme la technologie des outils de pierre et la manière de transformer les plantes", poursuit-elle.

"Dans la mesure où nous détectons le flux de gènes d'Inde vers l'Australie autour de cette même période, il est probable que ces changements et l'apparition du dingo soient liés à cette migration", conclut Irina Pugash.

Cette analyse génétique révèle également une origine commune des populations aborigène d'Australie, de Nouvelle Guinée et des Mamanwa, un groupe Negritos des Philippines.

Durant cette période, l'Australie et la Nouvelle Guinée ne formait qu'un seul bloc géographique appelé Sahul.

Ces données génétiques indiquent également que les aborigènes australiens et les Néo-Guinéens ont divergé plus tôt dans l'histoire du Sahul et non pas quand la Nouvelle-Guinée et l'Australie ont été séparées par la montée du niveau de l'océan il y a environ 8.000 ans, relève-t-il.


Commentaire de Pierre Danis : Cet article de l'AFP vient confirmer le récit biblique de la dispersion mondiale à partir de BABEL, il y a environ 4300 ans.

dimanche 13 janvier 2013

Les fossiles


Comme Darwin l’avait reconnu en son temps, la doctrine de l’évolution tient ou tombe avec les fossiles. Selon cette théorie, si elle est vraie, une quantité colossale de fossiles de créatures intermédiaires doit être enfermée dans les strates géologiques. Ces fossiles sont l’unique preuve possible de l’existence, à un moment donné du passé, du passage entre espèces différentes. Or, cette preuve unique était absente à l’époque de Darwin.

Darwin reconnaissait cette absence de formes intermédiaires, mais il l’attribuait au faible nombre de fossiles découverts et à l’extrême rareté de leur formation.
    « La géologie ne révèle assurément pas une série organique bien graduée, et c’est en cela, peut-être, que consiste l’objection la plus sérieuse qu’on puisse faire à la théorie. Je crois que l’explication se trouve dans l’extrême insuffisance des documents géologiques. »


Darwin pensait, espérait que les recherches paléontologiques confirmeraient sa théorie ; de son vivant, il se cramponnait à cette hypothèse devenue sa vision du monde. Mais aujourd’hui les muséums du monde entier contiennent plus de 200 millions de fossiles, de sorte qu’il est impossible d’avancer que le registre fossile est incomplet. Comme Carl Werner l’écrit en citant de nombreux paléontologues réputés, « les archives fossiles sont complètes, équilibrées, précises et impressionnantes ». Que nous enseignent donc, aujourd’hui, les fossiles après cent  cinquante ans de recherches et de fouilles intenses ? Il est possible d’affirmer que les fossiles témoignent d’une histoire de la Terre marquée par des catastrophes de grande ampleur, de la discontinuité, de la complexité et de la stabilité des espèces.

La discontinuité du registre fossile

Pratiquement toutes les nouvelles espèces fossiles découvertes depuis les années 1860, représentant des milliers d’espèces différentes, montrent soit des formes voisines ou identiques aux espèces connues, soit des types, des groupes uniques de parenté inconnue. L’absence de nombreuses formes intermédiaires exigées par la théorie de l’évolution est remarquable. Dès le début de leur apparition dans les archives fossiles, les onze grands types d’invertébrés sont complètement distincts les uns des autres. Ces groupes fondamentaux sont donc apparus sans histoire évolutive. Les fossiles démontrent les fossés énormes qui existent entre toutes les espèces, passées et présentes. Ces faits bruts justifient un verdict sans appel de la part des scientifiques évolutionnistes les plus renommés :


    George Neville : « … le registre fossile continue toujours d’être composé principalement par des fossés. »
    Stephen Jay Gould : « … L’archive fossile avec ses transitions abruptes ne soutient en rien un changement graduel… Tous les paléontologistes savent que l’archive fossile contient précisément peu de formes transitoires ; les transitions entre les groupes majeurs sont caractéristiquement abruptes. »
    Steven M. Stanley : « … le registre fossile connu ne documente pas un seul exemple d’évolution phylogénique accomplissant une transition morphologique majeure et donc n’offre aucune preuve que le modèle gradualiste puisse être valable. »

Autrement dit, les fossiles ne témoignent en rien d’une histoire transformiste graduelle mais bien plutôt d’apparitions soudaines de créatures entièrement formées et fonctionnelles, soit de créations spéciales.

La complexité

Aujourd’hui, les organismes sont rangés dans des séquences allant du plus « simple » au plus « complexe » ; mais si nous regardons chaque plan de base séparément, nous nous apercevons que les types « primaires » ne sont pas simples. Ils sont, au contraire, extrêmement complexes. Dès la base de la colonne géologique se trouvent beaucoup d’exemples d’organismes complexes défiant toute imagination : par exemple, l’œil incroyablement complexe des trilobites qui font partie pourtant des animaux les plus anciens.

L’apparition quasi simultanée des grands groupes d’invertébrés dès le début de la vie montre la présence d’organes complexes : yeux composés, appareils digestifs, appareils locomoteurs, système nerveux, organes des sens (fossiles du gisement d’Ediacara, etc.).

La stabilité ou invariance des espèces

Un « fossile vivant » est un animal ou une plante vivant aujourd’hui, mais présent en même temps dans le registre fossile. Ce sont des organismes que les scientifiques croyaient éteints et que l’on a retrouvés vivants. Il existe des centaines de fossiles vivants. 


Les plus connus sont le Cœlacanthe (qui était censé être un fossile caractéristique d’une époque, ainsi qu’une forme transitoire), le Dipneuste, le Trilobite, le Limule, l’Huître, le Nautile, le Péripate, la Myxine, la Lamproie, le Grand Requin Blanc, l’Esturgeon, les Mille-pattes, le Poisson d’argent, le Cafard, la Libellule, l’Hattéria, la Salamandre et presque tous les autres reptiles. Parmi les oiseaux, on peut citer le Huard (plongeon arctique) et le Grèbe, le Rouge-Bec tropical et la Frégate, le Coucou et la Mouette. Viennent ensuite l’opossum et le tatou à neuf bandes, le castor, la chauve-souris frugivore, le lamantin. Les plantes sont souvent aussi préservées en état fossile : les lycopodes, la prêle, la fougère, le Ginkgo, les Araucarias, le Séquoia… Sans parler aussi des nombreux insectes trouvés inchangés dans l’ambre : blattes, moustiques… 
Les « fossiles vivants » sont des témoins fidèles de la stabilité des espèces dans le temps, puisque les organismes sont restés identiques à eux-mêmes ; cela contredit l’histoire évolutive supposée remplie de stades temporaires et intermédiaires reliant l’amibe à l’homme.

Face à ces faits vérifiables et vérifiés qui rendent un témoignage éloquent à la stabilité et à la discontinuité des espèces, comment expliquer les affirmations enthousiastes, selon lesquelles les fossiles prouvent l’évolution ? 

mercredi 5 décembre 2012

L'ADN bidon !

L’ADN poubelle !                                                    

Lorsque les premières recherches sur l'ADN ont commencé dans les années 60-70, on s'est vite rendu compte qu'une part assez grande de l'ADN ne semblait pas coder pour des protéines, du moins avec les moyens disponibles à l'époque. Et les évolutionnistes, toujours à l'affut pour le marketing de leur théorie ont rapidement proposé une explication pour l'ADN non-codant. Ils l'ont affublé de l'expression "Junk DNA" ou ADN bidon et ont affirmé que cet ADN était une preuve de l'évolution car c'était des restes d'ADN de l'évolution passé.

Utile autrefois mais plus maintenant...

Mais comme c'est souvent le cas, la science avance et réduit à néant les grandes affirmations évolutionnistes. De plus en plus de données provenant de la génétique indiquent que "l'ADN bidon" est en fait tout à fait utile.

Mais les évolutionnistes sont TRES marketing et ils vont évidemment "oublier" leurs déclarations ronflantes d'hier et nous proposer de nouveaux "mécanismes évolutifs" incorporant les fonctions de l'ADN dont on avait la certitude, il y a peu de temps, qu'ils étaient "bidon"...

Et voyez un article de ma part qui comporte une section sur le fameux "ADN bidon".

Dogmes évolutionnistes et le progrès de la science.
http://www.samizdat.qc.ca/cosmos/origines/dogme_pg.htm

Paul Gosselin
St-Augustin. Canada








Pour plus de détails :

ADN bidon/Junk genes

Dans un article par W. Wayt Gibbs paru dans la revue Scientific American, portant le titre "The Unseen Genome", Gibbs note que depuis la découverte de l'ADN en 1953, les chercheurs en génétique ont tôt fait de remarquer qu'une partie de l'ADN d'un organisme produit des protéines tandis qu'une autre partie n'en produit pas. On a donc supposé que cette dernière partie ne servait à rien. Étant donné les œillères évolutionnistes que portent la majorité des chercheurs, on a donc supposé que ces gènes étaient les résidus inutiles d'une évolution passée. Dès lors ces gènes ont porté, en anglais, l'épithète "junk DNA[5]" ou de l'ADN bidon ou résiduel.

Touchant le rapport entre ADN codant et ADN dit non-codant, le généticien français André Eggen note (2004):
"En effet puisque seulement 3-5 % de l'ADN semble être de l'ADN codant, le reste était supposé ne servir à rien, d'où le terme anglais junk DNA. Mais depuis l'arrivée massive de données de séquençage de génomes complets (homme, souris, rat, ...), il est clair que des comparaisons de séquences soulignent la présence de régions similaires entre espèces et qui semblent coïncider ou même être des régions régulatrices. De plus, des transposons ont été mis en évidence, appuyant l'idée de plasticité de l'ADN: des changements peuvent intervenir au sein de cette molécule d'ADN, par exemple, par intégration de transposons ..."

Gibbs note (2003: 49) qu'un des dogmes centraux de la génétique jusqu'ici a été le postulat qu'une séquence d'ADN peut se voir désignée comme un gène seulement s'il peut produire une protéine. Gibbs remarque par ailleurs qu'on a constaté récemment que même lorsque l'ADN ne produit pas de protéines, il peut produire une molécule d'ARN qui, à son tour, peut affecter le comportement d'une cellule. Ces molécules sont désignées par le terme ARN interférence ou ARNi (Dykxhhoorn 2003) et lorsque actives, elles peuvent empêcher la production de protéines par des gènes dit codants.

Sur le plan médical, cette découverte fait entrevoir la possibilité de produire des thérapies contre certaines maladies génétiques. Standish note (2002: 19) qu'un des tests pour déterminer si de l'ADN a le potentiel de posséder une fonction est de le comparer à de l'ADN contenu dans un gène que l'on sait produisant des protéines. En utilisant cette approche on constate que l'ADN dit non-codant a les mêmes caractéristiques de structure et d'organisation que l'ADN codant. On constate, par ailleurs, que l'ADN non-codant comporte des éléments qui peuvent déterminer à quel moment une protéine sera produite et en quelle quantité. Quel est alors le jugement de Gibbs touchant l'impact de l'affirmation que les gènes non-codant étaient des rebus de l'évolution ? Gibbs cite le généticien australien John Mattick qui affirme (2003: 49)

"Je crois que cette situation deviendra un cas classique où, pendant un quart de siècle, l'orthodoxie a fait dérailler l'analyse objective des faits. (...) II se peut que l'incapacité de reconnaître toutes les implications de cette situation, en particulier la possibilité que des séquences d'ADN non-codants puissent transmettre de l'information sous la forme de molécules d'ARN soit un jour considéré comme l'une des plus grandes erreurs de l'histoire de la biologie moléculaire."[6]
Gibbs ajoute (2003: 53)

"Personne ne sait ce que sera la vision d'ensemble en génétique lorsque cette strate d'information cachée sera rendue visible. De l'avis de Mattick, 'À vrai dire, ce qui était méprisé, puisqu'il était incompris pourrait devenir la source ultime de la complexité humaine.' Si on met de côté les pseudogènes, les riboswitches et tout le reste, il y a une bonne raison de supposer que c'est le cas. Nous comprenons maintenant que l'ARN actif aide à contrôler la structure macroscopique des chromosomes ainsi que certaines modifications chimiques importantes touchant ces derniers, ce qui constitue une couche d'information épigénétique tout à fait nouvelle dans le génome[7]."

Évidemment ni Gibbs ni Mattick n'établissent un lien direct entre ces préjugés rétrogrades en génétique et la théorie de l'évolution[8], mais les faits sont là... Susumu Ohno était un chercheur en génétique de renommée mondiale. Gagnant de nombreux prix pour la recherche, il a été aussi l'auteur d'un livre sur l'évolution portant le titre "Evolution by Gene Duplication ". En 1972 Ohno a inventé le terme "Junk DNA[9]" pour désigner environ 95% du génome humain dont on ne connaissait la fonction et qui porte le titre technique ADN non-codant. Selon Ohno, le “junk DNA” réfère surtout à la perte de fonction de l'ADN en question, ce qui implique que ce code d'ADN a pu être utile dans le passé, mais ne l'est plus.

Dans la littérature scientifique, la notion de junk DNA (ou ADN bidon) englobe plusieurs types de séquences d'ADN différents. On y inclut à la fois les introns, les éléments de gènes qui ne sont pas exprimés lors de la synthèse de protéines, des éléments transposables (ou transposons), des séquences d'ADN répétées, que l'on suppose parasitaires, se répliquant sans ajouter quoi que ce soit au génome[10], les pseudogènes[11] et les éléments régulateurs située entre les gènes (promoteurs et inhibiteurs) qui servent à la transcription.

Un autre terme connexe est la notion d'ADN égoïste[12] (ou selfish DNA) qui a été avancée par divers chercheurs dont Francis Crick, gagnant d'un prix Nobel ainsi que par le livre populaire Le gène égoïste (1978) de Richard Dawkins. Ces chercheurs affirment que ces segments d'ADN agissent en parasite dans le génome[13] et se propagent dans le pool génétique, sans contribuer directement à la survie des organismes porteurs. C'est dans ce sens qu'ils sont égoïstes. Puisqu'il s'agit d'ADN non-codant, ils sont largement à l'abri des mécanismes de la sélection naturelle. Dans bon nombre de cas, il s'agit de séquences répétées d'ADN dérivées d'éléments transposables et ces séquences se propagent en insérant des copies d'elles-mêmes ici et là, apparemment au hasard, dans le génome.

Depuis peu, le concept d’ADN bidon est donc sujet à de plus en plus de remises en question dans la communauté scientifique, même de la part de chercheurs imminents. Le généticien Francis Collins est le directeur du Human Genome project aux Etats-Unis et il a écrit (2006 : 111) " Par ailleurs, il y avait de longues séquences d’ADN entre les gènes qui ne semblaient pas faire grand chose et certains l’ont désigné du terme junk DNA, bien que cela exige une certain arrogance pour affirmer qu’une partie du génome est du junk [bidon] étant donné notre niveau d’ignorance .* " D’autre part en 2005 un groupe de généticiens dissidents s’est formé autour de l'International PostGenetics Society .

Ces généticiens remettent en question aussi bien le concept fort répandu du gène que le concept d’ADN bidon. Ces généticiens soulignent que de plus en plus de recherches démontrent que les gènes opèrent dans un réseau d’interactions complexes et se chevauchent l’un l’autre. Entre autres, cela signifie qu’il soit possible qu’une séquence d’ADN X puisse faire partie de plus d’un gène. De l’avis de ces chercheurs, ces découvertes exigent une révision en profondeur du concept de gène, aussi bien sur le plan de sa définition que de sa fonction .

Le généticien William Gelbart a affirmé dans la revue Science (1998) « Malgré tout il semble bien que nous soyons parvenus au point où l’usage du terme gène est d’utilité limitée et peut à vrai dire nuire au progrès de la connaissance du génome.* » Pour sa part, l’ingénieur, Walter Remine, observa (1993 : 249) que les taux de mutations nécessaires pour faire avancer l'évolution chez l'homme ont des effets nocifs sur le génome humain. De ce fait, les évolutionnistes ont trouvé bon que la majorité du génome soit inerte, à l’abri des mutations. Remine note que les données de la génétique ont graduellement rendu cette hypothèse d'un génome presque entièrement inerte intenable (1993 : 250-251):

En juillet 2007 Richard Gallagher, l’éditeur de la revue britannique The Scientist, publia une note sur le concept d’ADN bidon. En somme il admet, avec quelque hésitation, que l'ADN dit bidon semble bien avoir une fonction, mais pour sa part il préfère ne pas abandonner ce concept, car à son avis il est utile pour « provoquer des discussions et des recherches ». Tout comme le cadavre de Lénine, le concept d’ADN bidon peut servir à la fois de décoration et d’instrument de propagande, mais il est utile à peu d’autres fins…. C'est un béquille boiteuse exploitée essentiellement pour rehausser le prestige de la théorie de Charles D. Dans un contexte de la lutte pour la survie dans la culture occidentale, la théorie de l’évolution a intérêt de se renouveller sans fin, afin de maintenir sa niche dominante sur le plan cosmologique en Occident.

Dans le contexte actuel, une partie du défi consiste à dépasser le présupposé que tout phénomène génétique sera considéré accidentelle ou aléatoire, à moins que l'on puisse établir un mécanisme pour l'expliquer. Cela passe sous slience une troisième possibilité, c'est-à-dire le dessein intelligent. Une telle perspective impose une explication biaisée des données de la génétique, car une origine aléatoire est présupposé par défault et n'a pas à être démontrée. Au bout du compte le développement du concept de Junk DNA est bien plus le reflet de l'ignorance de la science du 20e siècle. Une situation qui pourrait se comparer à celle d'un vieux cultivateur au début des années 1950 voyant, pour la première fois, une télévision. Ce cultivateur examine l'appareil et comprends graduellement la fonction des boutons et cadrans. Après un examen sommaire, il affirme, avec conviction, que les lampes à l'intérieur n'ont pas de fonction, sauf celle de chauffer l'appareil.

Évidemment...

La généticienne Linda Walkup note (2000: 20) que dans les études évolutionnistes en génétique, les comparaisons de séquences d'ADN sont utilisées pour construire des arbres phylogéniques afin de tracer le chemin parcouru d'un ancêtre à ses descendants. Puisqu'il est postulé que les introns sont sensés être à l'abri des contraintes de coder pour une fonction particulière lorsque des mutations causent des modifications de leur séquence les introns dans un gène particulier sont souvent comparés entre organismes différents. La différence entre les paires de bases est censé fournir une indication du temps où les deux organismes ont divergé dans leur évolution.

Dans certains cas, le postulat qu'un intron peut muter librement au cours de millions d'années d'histoire évolutive s'est avéré faux. Koop et Hood ont découvert que l'ADN du complexe du récepteur de cellule T, une protéine essentielle pour le système immunitaire, était à 71% identique entre l'homme et la souris. Il s'agissait d'une découverte embarrassante. Faut-il conclure que la divergence entre hommes et souris est récente? Puisqu'une telle conclusion est en contradiction avec le récit évolutionniste, Koop et Hood ont conclu que cette région doit alors comporter une fonctionnalité, ce qui réduit l'influence des mutations. On constate alors que lorsque les données de la génétique ne correspondent pas aux données empiriques, une explication ad hoc sera invoquée pour sauver la face et faire taire les données embarrassantes.

Parmi les chercheurs en génétique, Barbara McClintock a été une des premières à postuler que l'ADN bidon puisse avoir une fonction et ce, il y a 50 ans ! Lorsqu'on lui a accordé le prix Nobel pour sa découverte des transposons, elle déclara qu'à son avis, le génome est un organe très sensible et qu'en périodes de stress, il peut déclencher des mécanismes de restructuration lorsque l'organisme est soumis à l'irradiation ou une infection par des pathogènes par exemple. Dans le cas du maïs, McClintock nota que les transposons jouaient un rôle important dans le développement de nouveaux gènes. Pendant cinquante ans, elle fut seule à affirmer de telles choses.

Il faut constater que l'évolutionnisme a généré des attentes trompeuses à l'égard de la génétique. Dans la citation qui suit, l'historien de la science Stephen C Meyer est d'avis que l'ADN non-codant ne doit pas être considéré comme bidon, sans fonction, mais signale que l'on a découvert maintenant plusieurs rôles joués par cette partie du génome et que, par ailleurs, on peut y voir surtout un rôle de gestionnaire, comparable à celui du système d'opération dans un ordinateur (2009: 407):

Dans un article paru dans la revue Nature, touchant le nombre de gènes chez les organismes multicellulaires D. E. Comings a noté la contradiction entre les attentes engendrées par la théorie de l'évolution et les résultats de la génétique (1972)

"Ayant un parti pris vers notre propre espèce, nous avons tendance à penser que l'homme est sans doute l'une des espèces les plus complexes sur terre et de ce fait doit être doté d'un nombre maximal de gènes. Mais la réalité est autre. Même une simple plante telle que l'Hepatica[14] comporte dix-huit fois plus d'ADN que nous et l'Amphiuma, une salamandre banale et gluante, a vingt-six fois plus d'ADN que nous. Et pour porter atteinte plus encore à l'orgueil de l'homo sapiens, l'unicellulaire Eugène a presque la même quantité d'ADN que l'homme.*"

Ce paradoxe fut, de toute apparence, résolu plus tard par la découverte de l'ADN non-codant, mais puisqu'on se rend compte maintenant que l'ADN dit non-codant comporte de plus en plus de fonctions[15], le paradoxe signalé par Comings, en 1972, reste entier. Tout comme les notions de phlogistique[16] et d'éther[17], il ne faudrait pas s'étonner de voir le progrès de la science reléguer aux oubliettes les concepts de Junk DNA et de selfish DNA. Qui sait, c'est peut-être pour bientôt? En génétique, on peut donc affirmer que plutôt que de stimuler ou contribuer au progrès de la connaissance scientifique, l'évolutionnisme l'a plutôt retardé ! Les preuves sont là. Évidemment, dans les médias (scientifiques ou non), il ne faut pas s'attendre à rencontrer des aveux au sujet de spéculations mal avisées de la part d'évolutionnistes du 20e siècle voir même l'aveu (quelle horreur) d'erreurs.

Non, non, non... Il faut tout de même constater que les évolutionnistes ne manquent certainement pas d'imagination. Soyez assurés que l'on aura tôt fait d'annoncer la découverte de nouveaux mécanismes évolutifs à l'œuvre dans l'ADN dit non-codant. Ce sera un deuxième niveau d'évolution, le programme de la vie ou un truc du genre. Soyez sans crainte, on trouvera (voyez dans la revue Wired 2007). Et alors tout sera rentré dans l'ordre et ce sera le point final de cette histoire...

Et tout ça doit nous faire réfléchir. Lorsque les évolutionnistes claironnent au sujet de leur théorie : " nous savons que… ", " les faits démontrent que… " ou encore " tous les scientifiques sont d’accord que… ", il y a lieu de se rappeler le cas de l’ADN bidon sur lequel on avait tant de certitudes aussi.
Avec toutes les découvertes en génétique que nous réservent les années à venir, il n'est pas impensable que l'évolutionisme subisse une nouvelle mutation, comparable à celle lorsque, suit à l'acceptation de la génétique mendélienne, le néo-darwinisme est apparue. Est-ce que l'avenir nous réserve alors une théorie néo-néo-darwinniene ? N'est-ce pas rigolo de disposer d'une théorie que l'on peut ajuster à l'infini afin de prédire tout ce que les données empiriques les plus récentes nous disent? Le généticien Richard V. Sternberg, autrefois au National Museum of Natural History, Smithsonian Institution, à Washington, DC, donne son avis au sujet de la valeur finale du concept d'ADN égoïste ("selfish DNA ") (2002: 154):

"L'argument nous est présenté que l'hypothèse de l'ADN égoïste est en réalité un schéma narratif [un récit] dont la fonction est de protéger les présupposés néodarwiniens de la critique et que ce récit est irréfutable et, de ce fait, ne constitue pas une hypothèse*[18]."

Il faut noter que la phrase choc de Dobzhansky, citée au début de notre texte, "En biologie, on ne peut rien comprendre sans la lumière de la théorie de l'évolution" devient risible si on la déconstruit pour exposer à la lumière ses présupposés subliminaux. Une fois cette opération accomplie on lit alors: "Si votre vision du monde exige un mythe d'origines matérialiste, alors il va de soit qu'en biologie (comme ailleurs), on ne peut rien comprendre sans la lumière de la théorie de l'évolution." Évidemment, lorsqu'on a les yeux fermés, on ne voit rien. De l'avis de Meyer, la théorie de l'évolution a non seulement bloqué le progrès de la génétique dans le passé, mais elle continue de le faire actuellement.

Au-delà de l'ADN bidon ou «non-codant» on découvre aussi l'épigénétique, c'est-à-dire des structures ou mécanismes dans l'organisme qui peuvent le modifier sans passer par l'ADN! Le monde de l'organisme est tout le contraire des "simples cellules" envisagées par Darwin. Cela fait penser plutôt à des poupées russes où, lorsqu'on pense avoir tout compris sur la complexité de la cellule, une porte s'ouvre et on découvre des niveaux de complexité encore insoupçonnés!

mercredi 10 octobre 2012

La fosse à animaux de Romain La Roche

Par Daniel PIGNARD

«Sachant que, dans les derniers jours, … Ils veulent ignorer que des cieux existèrent autrefois par la parole de Dieu, de même qu'une terre tirée de l'eau et formée au moyen de l'eau et que par ces choses le monde d'alors périt, submergé par l'eau.» (2 Pi 3:3-7)

La fosse de Romain-la-Roche (altitude 420 m) dans le Doubs près de Rougemont découverte en 1980 est située en point haut, au bord d’un plateau dominant une vallée assez large. On y a retrouvé plusieurs centaines d’animaux en ossements (10 à 12 mammouths, 20 rhinocéros, 50 à 60 boeufs et bisons, 30 chevaux, 40 cerfs et rennes, des bois de chute de cerf, 30 ours, 3 lions, 40 renards et loups, belettes et hermines, lièvres, oiseaux, insectivores, poissons, gastéropodes ; revue archéologia N° 312 mai 95) accumulés dans un trou de 11 m de haut, 7 m de large et 18 m de long.

25 000 ossements d’une fossilisation et d’une conservation exceptionnelles. 


La présence de ces très nombreux animaux jetés pêle-mêle dans ce trou fait supposer un cataclysme soudain avec rassemblement des animaux en point haut pour survivre. Le déluge permet cet évènement.

La présence d’animaux d’espèce très différente entremêlés suppose qu’ils aient été enfouis en même temps ce que permet le déluge.


La présence de ces très nombreux animaux sans avoir le temps de décomposer les os nécessite un enfouissement très rapide et le déluge est une explication.

J'habite à 3 kms du lac du Bourget, et au pied de la montagne d'oû j'ai pris cette photo...

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Ma région (Savoie) France

Voici un livre intérréssant

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Ce sont des généralités sur l'évolution

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  • "Qu'est-ce que la science?"
  • "Débat sur les origines"

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