mardi 17 mai 2016

Merveilles de la nature


Il existe encore des belles choses dans la nature, mais il faut savoir que ce ne sont que des vestiges de la beauté originelle (Voir le récit de la chute dans le livre de la Genèse au chapitre 3).

En tout cas, profitons-en avant que tout soit complètement ravagé, comme l'annonce le livre de l'Apocalypse.

Pour en savoir plus, lisez la Bible ou écrivez-moi : pierredanis@orange.fr

vendredi 8 avril 2016

La consoude

Indispensable consoude


Telle plante est sécrétagogue, dépurative, émolliente, carminative et cholagogue.

Il faudrait d’ailleurs un lexique car on n’est pas censé connaître tous ces mots barbares.

En passant, tout de même :


Sécrétagogue veut dire qu’elle favorise les sécrétions d’hormones
Dépurative : purifie le sang et élimine les poisons
Émolliente : détend les tissus d’un organisme
Cholagogue : chasse la bile vers l’intestin
Carminative enfin, est mon préféré : tout le monde imagine que « carminative » est quelque chose qui fait rougir, à cause de la couleur carmin. En fait, c’est un traitement qui « favorise l’expulsion des gaz intestinaux », pour être poli.
La consoude consolide et ressoude
Mais revenons à notre consoude. Pendant des siècles, nos grands-mères ont fabriqué des pommades de consoude pour soigner les plaies et les bosses.

En effet, la consoude tient son nom du latin consolida, car elle consolide la peau, les tendons, les ligaments, les os. Ses propriétés cicatrisantes sont dues à la présence en abondance d’allantoïne, agent efficace du renouvellement cellulaire.

Le remède est toujours très utilisé actuellement contre les entorses et ecchymoses, ces lésions de la peau qui se forment chez les personnes qui restent alitées trop longtemps (patients cancéreux, mourants).

La recette est toute simple : on broie de la racine fraîche épluchée, récoltée à l’automne. La texture est gluante et collante. On la mélange à de la vaseline. On porte le tout à ébullition et on laisse reposer une nuit. La mixture est ensuite filtrée et mise en pot pour servir à tout moment. La vaseline se sera chargée des principes actifs de la consoude.

La consoude n’est pas une mauvaise herbe

Comme tant d’autres plantes médicinales de premier plan, la consoude est victime de l’oubli et de l’ignorance de tant d’entre nous.

Elle est d’autant plus détestée des jardiniers que ses grosses feuilles repoussent à toute allure chaque fois qu’on les arrache.
Il est vrai que, si vous ne faites rien, votre potager est bientôt envahi.
Mais pour résoudre le problème, il suffit de changer de perspective.

Vous vous apercevez alors que ces feuilles qui poussent et qui repoussent sont en vérité… un don pour votre jardin, tel une corne d’abondance qui déverse continuellement ses bienfaits sur vous, gratuitement.

En effet, au lieu de vous désespérer de voir pousser ces feuilles, réjouissez-vous et coupez-les au couteau. Avec certaines précautions, vous pouvez les manger (j’y reviens plus loin), mais si vous n’avez pas faim, récupérez-les quand même car elles font un excellent activateur de compost.

Elles font un engrais liquide, aux vertus semblables au purin d’orties. La recette est simple : placez 1 kg de plantes dans 10 litres d’eau, laissez fermenter 15 jours à 20°C, filtrez. Diluez cet engrais dans de l’eau à 5 ou 10 % et versez au pied de vos plantes.

Vous pouvez aussi placer des feuilles de consoude sèches au fond des trous de plantation de tomates et de pommes de terre. Elles se transformeront en très bon terreau. La consoude aide à la multiplication des racines.

Elle-même est d’ailleurs capable de plonger ses racines extrêmement profondément, à plus de deux mètres. La consoude joue donc ce rôle vital pour les jardins de remonter des minéraux à la surface, comme la potasse dans ses feuilles, ce qui explique leurs vertus fertilisantes.

Comment la consoude collabore avec les abeilles

Les fleurs de la consoude attirent beaucoup d’abeilles et d’insectes. À noter à ce sujet une anecdote : les jeunes fleurs de consoude sont rose/rouge, tandis qu’elles deviennent bleues en arrivant à maturité.

 Les jeunes fleurs de consoude sont roses, et donc invisibles pour les abeilles
qui passent à côté sans les voir et sans les déranger.

 Arrivées à maturité, les fleurs deviennent bleues et attirent ainsi les pollinisateurs.
Ce changement de couleur n’est pas un hasard.

En effet, les abeilles ne voient pas le rose. Cela permet d’éviter qu’elles ne viennent butiner les fleurs trop tôt, ce qui serait nuisible pour la plante. En devenant bleues, les fleurs peuvent attirer les abeilles au bon moment, lorsque leur intervention permet la pollinisation. Tous les insectes sont concernés.

Les recettes à base de consoude ne sont toutefois à consommer qu’à l’occasion et en petites quantités, pour se faire plaisir, afin d’éviter tout risque d’intoxication.

Jean-Marc Dupuis

Commentaire de Pierre DANIS

 Il y en a dans mon jardin et je remercie notre Créateur pour sa Sagesse et sa providence. Dans sa grâce, Il nous a donné cette plante, entr'autre pour nous aider à survivre dans un monde déchu.



vendredi 26 février 2016

Le nez

Le nez distingue au moins 1 000 milliards d'odeurs


 Par Marc Cherki

Depuis 1927, il était admis, à tort, que l'homme pouvait reconnaître seulement 10 000 parfums différents.

Une nouvelle frontière vient de tomber pour l'homme: celle des odeurs. Le nez est bien plus subtil que l'œil ou l'oreille. Il serait capable de distinguer au moins 1 000 milliards d'odeurs différentes, au lieu de 10 000, le nombre admis depuis 1927. Tandis que l'œil pourrait distinguer entre 2,3 et 7,5 millions de couleurs et l'oreille de l'ordre de 340 000 tonalités différentes.

Telle est la conclusion de l'expérience publiée, le 20 mars, dans le magazine Science. Andreas Keller, chercheur au laboratoire de neurogénétique du comportement, de l'Université Rockefeller à New York, a élaboré une méthode originale pour tordre le coup aux idées reçues.

Au moyen de 128 molécules odorantes, mélangées par lots de 10, 20 ou 30 composés, 260 solutions ont été créées. Puis, vingt-huit personnes ont distingué ces différentes mixtures au moyen d'un test simple. Pour chaque mixture, ils «devaient sentir au laboratoire trois fioles: deux contenaient le même mélange et la troisième un autre. Chacun devait reconnaître celles qui avaient la même odeur», rappelle Caroline Bushdid, étudiante en master de chimie à l'Université Pierre-et-Marie-Curie, qui a travaillé sur cette expérience aux États-Unis.

Au moyen de cette «discrimination d'odeurs », il a ainsi été possible d'extrapoler le nombre théorique de paires de mélanges qui pourraient être créées. Par un calcul statistique, les chercheurs ont évalué au moins à mille milliards le nombre de stimuli différents reconnus par une personne ayant un odorat moyen.

«L'étude est astucieuse, élégante et donne probablement un nombre beaucoup plus proche de la réalité » des odeurs, estime le Dr Jean-Pierre Royet du centre de recherche en neurosciences, à l'université Lyon-I. Son collègue Moustafa Bensafi ajoute: «Je suis absolument d'accord avec Andreas Keller. Le nombre d'odeurs est beaucoup plus important que celui qui circule toujours dans la littérature en neurosciences et qui reste estimé à 10 000 depuis 1927».

À l'époque, deux scientifiques avaient assuré, de manière empirique, que toutes les odeurs pouvaient être classées selon 4 sensations olfactives (florale, brûlée, animale et acide) ayant chacune une intensité comprise entre 0 et 8. D'où un nombre de combinaisons possibles égale à 6 561 (9 à la puissance 4), qui avait été arrondi à 10 000. La réalité est plus complexe. À elle seule, l'odeur de la rose est composée de plus de 275 molécules différentes.

«Seulement en 2012, 1 200 parfums nouveaux et différents ont été lancés dans le monde », ajoute Caroline Bushdid. Enfin, l'espace chimique, qui inclut les molécules odorantes et non odorantes, peut être estimé au total à environ 10 puissance 60 (un 1 suivi de 60 zéros), selon une communication personnelle du Dr Jérôme Golebiowski de l'Institut de chimie de Nice, précise Moustafa Bensafi.

 

350 récepteurs spécifiques pour l'odorat

«Notre nombre de 1 000 milliards est conservateur », convient Andreas Keller. La perception des odeurs le fascine depuis de nombreuses années, car «l'odorat humain est aussi beaucoup plus simple et beaucoup plus primitif que la vision ou l'audition et je pense qu'étudier des systèmes simples rend possible la découverte des principes de base ».

Le fonctionnement du nez fait toujours débat. Des pistes sont tracées. L'homme dispose de 350 récepteurs spécifiques pour l'odorat. «Tandis que le système visuel ne nécessite que 3 gènes pour détecter le spectre des couleurs », ajoute Jean-Pierre Royet, qui précise que «les récepteurs olfactifs, situés dans les narines, sont les seuls types de récepteurs en contact avec l'environnement extérieur. Les récepteurs visuels sont protégés de l'extérieur par la cornée, ceux auditifs par le tympan. Cela explique pourquoi le remplacement des récepteurs olfactifs est très élevé. Ils sont remplacés à peu près tous les mois ».

Commentaire de Pierre DANIS

Je reste stupéfait par une telle ingéniosité et une telle complexité, c'est de la très haute technologie !
Seul un Créateur d'une intelligence inouïe pouvait concevoir le nez. Quel chef d’œuvre !
Je suis très fier de connaitre le vrai DIEU, et de lui appartenir, et je suis constamment émerveillé par ses œuvres. 
A LUI seul en revient toute la gloire !

mardi 19 janvier 2016

De Darwin à Hitler

« De Darwin à Hitler: Ethique évolutionniste, eugénisme et racisme en Allemagne. »*







Comment expliquer l'acceptation générale de sa folie génocidaire parmi la population allemande? Pourquoi y-a-t-il  eu si peu de résistance face aux idées d'Hitler avant qu'il n’établisse sa doctrine totalitaire?

La plupart des allemands n'ont pas vu en Hitler le fou génocidaire qu'il s'avéra être par la suite. Le monde post-nazi se demande comment un homme comme Hitler a pu surgir dans un pays comme l'Allemagne. Weikart se demande qu’est-ce qui a bien pu changer dans la culture allemande pour qu'un tyran meurtrier accède au pouvoir ?

Les antécédents moraux de la doctrine nazie ne demeurent pas dans "Mein Kampf" mais dans le darwinisme social des académies allemandes qui commença presque un siècle avant la venue au pouvoir d'Hitler. Lorsque le livre de Darwin " l'origine des espèces" fut publié pour la première fois en 1859, son idéologie prit d'assaut les intellectuels et captura l'esprit des penseurs allemands comme peu d'idées le firent. Cela causa un bouleversement culturel qui ouvrit la voie à Hitler.

Selon les intellectuels allemands, la théorie de Darwin posa en principe non seulement un plan biologique qui décrivit le développement des organismes mais fournit la clef qui pouvait déverrouiller le mystère sur la création d'une société meilleure. Du milieu du XVIIIème siècle au début du XIXème siècle, le darwinisme devint le modèle dominant pour interpréter la plupart des autres disciplines dont l'histoire et l'anthropologie.

Weikart fit la chronique de l'évolution culturelle du darwinisme avec des détails substantiels, la plupart à partir des sources originelles. Weikart affirme que la voie historique de Darwin à Hitler est pleine de nombreux rebondissements, alors que plusieurs darwinistes n'auraient pas approuvé le mal que le darwinisme social a finalement déclenché ; ils sont devenus néanmoins, sans le savoir, responsables de la montée d'Hitler.

Dans la théorie de Darwin, la mort est le moteur du progrès évolutionnaire. Les organismes les plus faibles sont éliminés alors que les organismes les plus forts survivent. La sélection naturelle est interprétée comme un bienfait dicté par la nature.

L'idée traditionnelle de la souffrance et de la mort subit un changement et une révision. Il en résulte un relativisme moral qui redéfini le meurtre "d'indésirables" comme étant socialement désirable. Puisque les sociétés et les nations fonctionnent aussi par sélection naturelle, le meurtre des faibles peut être justifié comme aidant au progrès social, la vie n'étant plus considérée comme sacrée.

La science l'emporte sur la religion dans la vision morale du darwinisme, ainsi une politique qui autorise le meurtre d'innocents implique l'autorisation, digne de foi, de la science. Les programmes qui font la promotion de l'avortement, de l’infanticide, de l'euthanasie (et des camps de concentration qui viendront plus tard) suivent toujours cette logique morale d'une façon ou d'une autre.

L'éthique darwinienne contraste nettement avec la vision morale judéo/chrétienne qui voit la mort comme un ennemi qui doit être détruit. La mort n'est pas définie comme une force intrinsèque primitive de la nature mais comme une aberration, comme quelque chose qui entra dans le monde après qu'il fût déjà crée. Le récit de la genèse dit que la mort est entrée dans le monde seulement après que "Dieu se soit reposé". La mort n'a été ni créée par Dieu ni n’est « naturelle » à la nature.

Au lieu de cela, la mort est entrée dans le monde par la rébellion de l'homme (Genèse chapitre 3) et ainsi, elle ne peut être interprétée comme un bien social. Cette vue impose l’obligation morale que le fort doit porter le fardeau des faibles plutôt que de les tuer. La vie est considérée comme sacrée.

Dans des termes théologiques, la sélection naturelle darwinienne pose en principe un dualisme manichéen sécularisé où la nature fonctionne comme un dieu qui fait autorité à partir de laquelle en résultent la vie et la mort.
Il n’y a pas une distinction morale figée entre la vie et la mort dans la vision darwinienne, et la valeur morale donnée par la vie et la mort est déterminée seulement par des critères arbitraires et socialement conditionnés. Le darwinisme social n’a pas surgi d’un vide culturel. D’autres facteurs ont contribué à la prédominance darwinienne qui a servi à l’imposer comme la clef de la compréhension du progrès social.

Premièrement, le culte du progrès était la principale dominance dans toute l’Europe à cette époque. Plusieurs penseurs partageaient la croyance de la marche inévitable du progrès tirée d’un positivisme généralisé pas encore défié par le carnage de la 1ère guerre mondiale. Deuxièmement, les idées malthusiennes  (à mesure que les populations augmentent, les ressources naturelles décroissent) ont également contribué à cette prédominance darwinienne.

La doctrine malthusienne va comme un gant à la sélection naturelle et lui fournit un profond sens de justification morale lorsque les idées génocidaires furent mises en pratique, en particulier envers les non-allemands. Troisièmement, le matérialisme radical de Nietzche et d’autres définit la supériorité sur l’existence faisant ainsi taire les reproches moraux des judéo/chrétiens sur le relativisme intrinsèque darwinien.

Le darwinisme était capable d’assimiler ces courants et de leur donner de la cohérence et une unité concrète sous la rubrique de science objective. C’est là que les valeurs du livre de Weikart sont les plus apparentes. Nous voyons avec quelle rapidité l’éthique sociale darwinienne a pris racine en Allemagne.

Les hôpitaux devinrent des centres d’extermination, de sorte qu’en 1939 par exemple, 70 000 allemands périrent déjà dans des programmes eugéniques avec le consentement et une aide concrète de l’establishment médical allemand. La pénétration de l’éthique sociale darwinienne était si implantée que la morale judéo/chrétienne en fût détrônée. Des cinglés diaboliques tels que  Joseph Mengele croyaient vraiment que leurs expériences aideraient la race humaine.


Après Auschwitz et les goulags, cela ne devait pas être difficile de reconnaître l’apparence illusoire de la revendication des idéologies totalitaires comme étant de quelque manière que ce soit « scientifique ».  Les millions de morts au nom du nazisme et du marxisme devraient à eux seuls évoquer un peu d’humilité envers les limites de la science, et révéler les efforts transparents  pour s’octroyer de l’influence quand, en fait, elle n’en a pas.
 
Cependant, dans l’Allemagne d’avant guerre, la croyance que l’idéologie séculaire pouvait améliorer la société humaine dominait comme la tour de Babel et ne faiblit pas tant que Berlin ne fut bombardée.

En temps voulu, la logique morale darwinienne serait appliquée à toutes les nations. L’Allemagne se voyait comme étant la plus éduquée et cultivée en Europe, et, à la lumière du darwinisme social, le progrès allemand servait de preuve de la suprématie allemande. Ces idées racistes alimentaient l’agression allemande d’abord comme des occupants coloniaux (les allemands étaient notoirement brutaux envers les populations qu’ils soumettaient) et ensuite en tant que conquérants européens. La semence de la suprématie aryenne et le lebensraum ont été semés à ce moment précis.

Au moment où Hitler arriva au pouvoir, le darwinisme social était fermement ancré dans la culture allemande. Hitler était capable de diriger la machinerie d’état envers le génocide sans aucune résistance publique notable car la barrière morale contre le mal avait été renversée longtemps avant qu’il n’arrive au pouvoir.  Les allemands pouvaient déjà justifier le meurtre de leurs propres compatriotes, il serait encore plus facile de justifier le meurtre des autres peuples.

Pourquoi Hitler s’en est-il pris aux juifs ?  Weikart écrit que trouver une réponse est difficile parce que les preuves historiques sont rares. L’antisémitisme a toujours été présent parmi les instigateurs du darwinisme social mais habituellement à la marge. L’antisémitisme populaire était plus dominant, Hitler s’est inspiré de ces écrits populistes. Weikart ne traite pas plus que cela le sujet.

Weikart écrit que le darwinisme n’a pas produit l’holocauste,  mais sans lui, le soutien scientifique et social qui justifie le génocide comme étant moralement bénéfique dont ont bénéficié Hitler et ses partisans n’aurait pas existé.  Le darwinisme a tordu le cou à la morale judéo/chrétienne. En élevant la mort comme étant un progrès et en abandonnant la notion que la vie est fondamentalement sacrée, la fondation morale pour une barbarie sans précédent était en place.

Fr. Johannes L. Jacobse est un prêtre grec orthodoxe et vous pouvez visiter son site internet www.orthodoxytoday.org.

*From Darwin to Hitler: Evolutionary Ethics, Eugenics, and Racism in Germany
Richard Weikart (Palgrave Macmillan Press)

Traduction : Blaise Garcia


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vendredi 18 décembre 2015

Questions au sujet de la Bible

la Bible est-elle un livre de légendes ?

Faux. Les dernières décennies sont caractérisées par un progrès technologique sans précédent et une course à la conquête de l’infiniment grand comme de l’infiniment petit, de l’univers à l’atome. De la conquête de l’espace au décryptage du génome humain, notre société s’affirme comme vivant à l’heure du « scientifiquement correct ». Tout doit être explicable et expliqué par la science. C’est elle qui détermine ce qui peut et doit être accepté et pensé par le plus grand nombre.

Face à cet environnement, la Bible semble avoir été écrite dans un contexte d’ignorance scientifique. A-t-elle donc encore une place, une influence, dans la société aujourd’hui ? Pour plusieurs, elle est une collection de belles histoires pleines d’éléments mythologiques, de récits incroyables, de fables et de contes. Même si elle contient un message moral, celui-ci n’a pas d’incidence sur notre monde, sur notre vie quotidienne.

Non, la Bible n’est pas un livre de légendes. Elle ne prétend pas non plus être un ouvrage scientifique. Pourtant, les faits qu’elle rapporte sont étayés par de nombreuses découvertes archéologiques ainsi que des témoignages d’historiens et d’écrivains (cf. chapitres 1 et 2).

L’archéologue Nelson Glueck parle de ce qu’il appelle « la mémoire historique étonnamment précise de la Bible, particulièrement lorsqu’elle est confirmée par l’archéologie ». Et William Albright, archéologue célèbre, déclare : « De découverte en découverte, on a pu constater l’exactitude d’innombrables détails qui a redoré le blason de la Bible comme source d’informations historiques. »

Question : la Création est une allégorie

Faux. La Bible retrace l’histoire de l’humanité. Sans donner tous les détails, elle développe quelques grandes lignes de l’histoire de l’univers. La création, dans le livre de la Genèse, en est une. Le message fort de ce texte est que nous ne sommes pas le produit d’un hasard et d’une nécessité mais les créatures d’un architecte omniscient et omnipotent. Pour nous faire réfléchir davantage, la Bible propose un moyen d’investigation : l’observation de la nature qui nous entoure. Et que dit-elle ? Un éditorialiste résumait ainsi les merveilles du corps humain : « La nature... n’est pas diplômée d’une école d’ingénieurs...
Chacun des systèmes présentés ici est en soi une merveille... une complexité qu’aucune science, si parfaite soit-elle, ne saura jamais décrire... »

Le biologiste Michael Denton d’ajouter à propos de notre planète : « Partout où l’on regarde, à quelque échelle que ce soit, on trouve une élégance et une ingéniosité d’une qualité absolument transcendante. À côté du niveau d’ingéniosité et de complexité présenté par la machinerie moléculaire, nos objets artificiels, même les plus avancés, paraissent grossiers. » Devant tant de complexités et d’ingéniosités, devant tant de merveilles dans l’infiniment grand comme dans l’infiniment petit, un constat s’impose et rejoint cette affirmation de Voltaire : « L’univers m’embarrasse et je ne puis songer que cette horloge existe et n’ait pas d’horloger. » Ainsi, au même titre qu’une horloge est construite par un horloger, notre univers, notre planète et toute vie existent selon le plan d’un architecte divin.

Question : le déluge est un mythe

Faux. Dans l’histoire des différentes civilisations, nous retrouvons plus de 270 récits de déluges similaires à celui de la Genèse {17}, indices d’une ancienne catastrophe planétaire. Essayons de réfléchir aux conséquences d’un déluge comme celui rapporté par la Bible. Des pluies durant quarante jours et quarante nuits (comparées à des écluses qui s’ouvrent), des sources souterraines qui jaillissent et des eaux qui grossissent et s’élèvent jusqu’à recouvrir les montagnes. Les effets d’un pareil déluge sont observables sur la planète : sur toute la terre, des cimetières de fossiles constitués de restes d’animaux emportés, enfouis, puis fossilisés ensemble ! Des fossiles marins retrouvés jusque sur les plus hautes montagnes et même sur le Mont Everest. D’immenses canyons, comme le Grand Canyon aux USA, présentant des traces d’une catastrophe hydraulique de grande ampleur, etc. Les effets probables du déluge sont visibles aujourd’hui.

Question : avec les progrès de la science, il n’est plus possible de prendre la Bible au sérieux


Faux. La Bible a traversé les siècles. Son contenu n’a pas changé. Son message demeure d’actualité, au cœur d’une civilisation scientifique. Par contre, « la durée moyenne d’intérêt d’un livre scientifique atteint à peine une dizaine d’années, après quoi, personne ne le lira plus jamais » écrivait Rémy Chauvin, Professeur honoraire à la Sorbonne. Ainsi, pour de nombreux ouvrages scientifiques, quelques décennies suffisent pour les rendre obsolètes et Maurice Allais, prix Nobel d’économie en 1988, de souligner : « La science est en perpétuel devenir, elle doit être modifiée toutes les fois que ses propositions sont contredites par l’expérience... en matière de science, rien n’est définitif. »

Question : des scientifiques croient en la Bible !


Vrai. C’est mon cas, sinon, je ne serais pas en train d’écrire ces lignes. J’en connais d’autres ! Bien que les médias présentent la science comme une discipline qui doit se passer de Dieu et donc de la Bible, j’ai, dans ma carrière de scientifique, rencontré à travers le monde de nombreux collègues qui croient en la Bible.

L’exemple des fondateurs de la science moderne souligne que « science » et « foi » ne sont pas incompatibles. Robert Maxwell, connu pour sa théorie électromagnétique, Robert Boyle, qui proposa la loi de compressibilité des gaz, Isaac Newton, célèbre pour sa théorie de la gravitation universelle et l’astronome Johannes Kepler étaient tous de fervents croyants. À propos de l’univers, Newton affirmait : « Les relations merveilleuses entre le soleil, les planètes et les comètes ne peuvent exister que selon un plan et des instructions d’un Être omniscient et omnipotent... »

Ainsi, la science cherche à connaître les mécanismes de l’univers alors que la Bible nous en présente le sens. La science révèle l’œuvre de Dieu alors que la Bible nous révèle Sa Personne.

andré eggen
Ingénieur agronome. Docteur ès sciences. Chargé de recherche en génétique animale. Membre d’une Église évangélique.






{14} J. Mc Dowel, Evidence that Demands a Verdict, volume 1, Campus Crusade for Christ, San Bernardino, 1972, p. 68.
{15} Science et Vie, Édition spéciale, « Les merveilles du corps humain ».
{16} M. Denton, L’évolution a-t-elle un sens ?, Éditions Fayard, 1997.
{17} Livre de la Genèse, chapitres 7 et 8.  Voir "#Ge 7:1-8:22"

J'habite à 3 kms du lac du Bourget, et au pied de la montagne d'oû j'ai pris cette photo...

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Ma région (Savoie) France

Voici un livre intérréssant

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Ce sont des généralités sur l'évolution

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