jeudi 13 avril 2017

Le créationnisme progressif



Dès les temps anciens, une lecture honnête et pleine de bon sens des Ecritures a amené les Israélites et les chrétiens à en déduire un âge approximatif de l’univers. Le cosmos a été créé en six jours types de vingt-quatre heures; il n’a que quelques milliers d’années, et non des millions. A quelques exceptions près, c’est ce que les Pères de l’Eglise ont toujours enseigné.

Depuis le XIXe siècle, lorsque l’évolutionnisme est devenu populaire, plusieurs chrétiens ont essayé de l’«harmoniser» avec les croyances bibliques. Quoique la plupart d’entre eux aient rejeté l’évolutionnisme athée, beaucoup ont accepté plusieurs aspects importants de la théorie, dont la croyance que la terre est âgée de milliards d’années. Mais ce qui a le plus contribué à «harmoniser» la Bible avec les théories scientifiques «modernes», c’est d’avoir ajouté la puissance surnaturelle de Dieu à un processus évolutionniste.

Les trois moyens les plus courants par lesquels les chrétiens ont intégré les milliards d’années à la Bible sont : l’évolution théiste1, la théorie de l’«intervalle actif», et le créationnisme progressif (aussi appelé «création par processus»). Des trois, l’évolution théiste est la plus libérale, sur le plan théologique. Les évolutionnistes théistes rejettent souvent le récit de la création dans son intégralité. Pour certains, la seule participation active de Dieu est d’avoir fait démarrer le «big bang» et d’être intervenu occasionnellement pour supplanter des processus naturels.

La théorie de l’«intervalle actif» est un point de vue plus conservateur, sur le plan théologique. Ses partisans, comme ceux du créationnisme progressif, se considèrent incontestablement comme des chrétiens basés sur la Bible. L’assertion de base de la théorie de l’«intervalle actif» est qu’il puisse exister un laps de temps de millions (voire de milliards) d’années entre Genèse 1 : 1 et Genèse 1 : 2.


 Il y a plusieurs versions de cette théorie, mais la plupart s’accordent sur le fait que le temps soi-disant «requis» par la science moderne peut s’insérer dans ce prétendu intervalle. Durant ce supposé laps de temps, beaucoup d’événements se seraient produits, dont Dieu ne nous aurait rien dit.

Les créationnistes progressifs ont une autre approche. Comment insèrent-ils des milliards d’années dans la Bible? Ils changent le sens du mot «jour» du récit de la création d’une seule rotation de la terre en une période de temps longue et indéfinie (peut-être de centaines de millions d’années chacune). Et que s’est-il passé durant ces longues périodes? Les créationnistes progressifs ne sont pas tous d’accord. Leurs opinions dépendent souvent de leur orientation, selon qu’ils penchent pour une théologie libérale, ou plutôt conservatrice. Les plus libéraux se représentent Dieu comme produisant relativement peu d’actes créateurs réels durant les prétendus milliards d’années de la création. Dieu intervient seulement de temps à autre pour créer de nouvelles formes de vie. 



Les plus conservateurs des créationnistes progressifs présentent Dieu comme accomplissant beaucoup plus de miracles créatifs. C’est-à-dire que Dieu crée le monde par de nombreuses étapes progressives. C’est pourquoi cette croyance est appelée «création progressive» ou «création par processus».

Malgré un faible consensus parmi les créationnistes progressifs, ces derniers croient généralement ce qui suit : Le «big bang» est interprété comme un moyen utilisé par Dieu pour produire des étoiles et des galaxies au travers de milliards d’années de processus naturels. La terre et l’univers seraient âgés de milliards d’années. Les jours de la création coïncideraient avec des périodes de millions et de milliards d’années. Mort et carnage auraient existé depuis le tout début de la création et ne seraient pas le résultat du péché d’Adam. L’homme aurait été créé après que la grande majorité de l’histoire de la vie et de la mort sur terre eût déjà eu lieu. Le déluge de Noé aurait été local, et non global, et il aurait eu peu d’effet sur la géologie de la terre, qui s’étendrait, elle, sur des milliards d’années d’histoire.

Il est alors évident que le créationnisme progressif est une croyance qui s’oppose à l’évolutionnisme athée et à la compréhension historique chrétienne du créationnisme biblique. Les enseignements du créationnisme progressif ne sont ni nouveaux, ni originaux, mais ce n’est que récemment que les points de vue qu’il défend ont bénéficié d’une large et favorable publicité sans précédent au travers des médias chrétiens : radio, télévision et magazines. Parce que les créationnistes progressifs présentent souvent leurs points de vue comme étant basés sur une interprétation littérale de la Bible, ils ont été invités à parler dans de nombreuses églises évangéliques en vue, écoles et ministères.



Il y a beaucoup d’incohérences dans la théorie de la création progressive. Selon beaucoup de théologiens conservateurs, le plus dangereux de ses enseignements réside dans la proposition qu’Adam et Eve furent créés après que la majorité de l’histoire de la terre eût déjà eu lieu, ceci incluant des milliards d’années de mort parmi les animaux. Leur frise du temps inclut des millions d’années de désastres majeurs survenant aux animaux avant Adam et le péché, comprenant maladies, famines, destructions volcaniques, ouragans, tornades, impacts d’astéroïdes, supernovӕ, etc. Par conséquent, des animaux ont fréquemment disparu, qui n’allaient jamais être vus par l’homme. La croyance que la mort existait avant la chute sape les enseignements bibliques clairs qui disent que la mort est le résultat du péché (I Cor. 15 : 21-22 / Rom. 5 : 12). Toute théorie qui place la mort de l’homme ou de l’animal avant la chute d’Adam doit être rejetée.

Un autre sujet de préoccupation, pour beaucoup de chrétiens, est la croyance des créationnistes progressifs que les jours de la création de Genèse 1 peuvent légitimement être compris comme de longues périodes de temps indéfinies. Cette affirmation est impossible à soutenir si l’on utilise les solides principes de l’herméneutique (la science de la compréhension de la Bible) et elle est contraire aux enseignements traditionnels de l’Eglise chrétienne dès le temps des apôtres.


Clairement, le créationnisme progressif est une tentative de beaucoup de chrétiens évangéliques d’harmoniser les enseignements de la science moderne avec la Bible. Cependant, plutôt que de confirmer les vérités de la Bible, le créationnisme progressif soutient les principes fondamentaux de la science évolutionniste et provoque une plus grande anxiété parmi les croyants que la Parole de Dieu ne puisse en fait pas être comprise correctement par le simple laïc sans formation. Après tout, les «preuves» du créationnisme progressif viennent principalement du terrain de la science et non des simples enseignements de la Bible. En ce sens, le créationnisme progressif érige une subtile barrière entre le croyant et la Bible; un mur est construit entre le croyant et Dieu lui-même.
 
Mark Van Bebber

jeudi 16 mars 2017

Cellules de sang

Connaître vos cellules du sang

Les premières cellules vitales sont celles de notre sang


C’est la moelle des os qui fabrique les globules blancs, les globules rouges et les plaquettes : au centre des os longs mais aussi des os plats, surtout le sternum, les côtes et les os du bassin.

C’est dans ces « sanctuaires » osseux que naissent les cellules sanguines. Elles peuvent être altérées par des intoxications environnementales (toxiques respirés, ou alimentaires).

Les globules blancs ou leucocytes (du grec leucos blanc, et kutos cellule) sont en réalité des familles de globules blancs. Leur durée de vie est d’une semaine. On distingue parmi les plus nombreux les polynucléaires (qui ont un noyau polylobé donnant l’impression de plusieurs noyaux, d’où leur nom), puis les lymphocytes, les monocytes et les plasmocytes qui ne sont pas moins importants, chacun avec des rôles particuliers.

Les plus connus contiennent des granules en quantités différentes, d’où des fonctions différentes. C’est pour cela qu’on appelle les « polynucléaires » des « granulocytes ». Ils ne peuvent pas normalement vivre plus de 5 à 7 jours. C’est le taux élevé ou trop bas de telle ou telle famille de globules blancs dans la formule sanguine qui alerte le médecin.

Selon la forme irrégulière de leur noyau et leur coloration vue au microscope, les globules blancs ont des rôles particuliers.

Leurs rôles contre les infections et les allergies


Les polynucléaires sans couleur, dits « neutrophiles », sont chargés de la destruction des agents infectieux. Ils représentent 70 % du total des globules blancs et 99 % des granulocytes. Ils nous défendent donc contre les infections en fabriquant des anticorps contre les germes qui jouent le rôle d’antigènes.

Par exemple en cas d’infection au niveau de l’appendice (appendicite), de la vésicule biliaire (cholécystite) ou du côlon (sigmoïdite), le taux de ces globules dans le sang, normalement entre 4 000 et 10 000 par mm3, peut monter à 15 ou 20 000. S’il y a formation d’un d’abcès, il faut alors opérer pour drainer (vider) l’abcès. Ces globules blancs sont donc chargés de détruire les germes, mais s’ils sont trop nombreux, ils se détruisent eux-mêmes et forment du pus que les chirurgiens connaissent bien.

Les polynucléaires qui se colorent en rouge sont dits « éosinophiles ». Ils sont 0,7 % du total des globules blancs. Leur taux augmente en cas d’allergie. Ils nous défendent contre parasites et champignons. Ces globules sont capables de détruire ces agresseurs considérés comme antigènes, ils fabriquent alors des « anticorps ». Les allergologues les connaissent bien.

Les polynucléaires qui se colorent en bleu sont dits « basophiles ». Ils représentent 0,3 % du total des globules blancs, contiennent de nombreuses molécules utiles à notre santé : l’histamine contre l’allergie, l’héparine pour diluer le sang, la sérotonine utile à l’équilibre psychique et au sommeil.

Les lymphocytes sont des globules blancs vitaux pour notre immunité


Ils représentent 25 % du total des globules blancs. On distingue les lymphocytes B, car ils proviennent de la moelle osseuse. Ils fabriquent des immunoglobulines nommées anticorps dont ils gardent la mémoire, capables d’en former jusqu’à 5 000 par seconde, et sont donc responsables de l’immunité dite « humorale ».

Les autres lymphocytes sont dits T, car fabriqués par le Thymus, glande développée chez l’enfant, située derrière le sternum. Ils sont responsables de l’immunité dite « cellulaire ». On distingue les lymphocytes "tueurs".
, les « sécréteurs », des « suppresseurs » et des « régulateurs ». C’est dans le thymus que les lymphocytes T deviennent matures.

Henri Joyeux


vendredi 20 janvier 2017

Blaise Pascal


Blaise Pascal et Jésus-Christ 

 Les dernières forces de son esprit et de son corps, Pascal les a employées à écrire un livre (Les Pensées) où il dit sur quel fondement sont établies sa certitude et sa joie profondes, que n’entament pas les souffrances. C’est le ferme témoignage d’un homme racheté par la grâce de Dieu, par l’œuvre de Christ, et qui attend, dans une heureuse communion, les joies inaltérables de l’éternité : “Je tends les bras, écrit-il, à mon Libérateur qui, ayant été prédit durant quatre mille ans, est venu souffrir et mourir pour moi sur la terre dans les temps et dans toutes les circonstances qui ont été prédites ; et, par sa grâce j’attends le mort en paix, dans l’espérance de lui être éternellement uni ; et je vis cependant avec joie, soit dans les biens qu’il lui plaît de me donner, soit dans les maux qu’il m’envoie pour mon bien, et qu’il m’a appris à souffrir par son exemple”.

Citant largement les Écritures, il s’efforce de communiquer sa conviction et sa ferveur à tous ceux qui hésitent ou qui doutent, et plus encore aux indifférents et aux négateurs de la Révélation divine. Cinq mots suffisent à Pascal pour mettre en lumière l’inspiration des Écritures : “Dieu parle bien de Dieu”. Au sujet des limites de la raison humaine, il dit : “La dernière démarche de la raison est de reconnaître qu’il y a une infinité de choses qui la dépassent... Si les choses naturelles la surpassent, que dira-t-on des surnaturelles ?”

On lit ailleurs : “Il n’y a que deux sortes d’hommes : les uns justes, qui se croient pécheurs ; les autres pécheurs, qui se croient justes”. Autrement dit, premièrement des coupables que Dieu justifie parce que leur foi a reçu son message de grâce ; puis le reste des hommes, propres justes ou indifférents. Il écrit encore : “Misère de l’homme sans Dieu. Félicité de l’homme avec Dieu” ; “Nous ne connaissons Dieu que par Jésus-Christ. Sans ce Médiateur, est ôtée toute communication avec Dieu. Sans l’Écriture, qui n’a que Jésus-Christ pour objet, nous ne connaissons rien et ne voyons qu’obscurité et confusion dans la nature de Dieu et dans notre propre nature”. ; “Il est, non seulement impossible, mais inutile de connaître Dieu sans Jésus-Christ”.

Mais Pascal n’est pas seulement un homme de doctrine : “La vérité hors de la charité n’est pas de Dieu”. Peu de croyants ont réalisé cet amour comme lui : “J’aime la pauvreté, parce qu’Il l’a aimée”. Les souffrances, qui lui laissaient peu de répit, lui ont inspiré une “longue prière pour demander à Dieu le bon usage des maladies”. Il savait enfin, avec l’apôtre Paul, que le secret de l’expérience chrétienne, c’est de laisser la vie même de Jésus agir dans toutes les circonstances de ses rachetés : “Faire les petites choses comme grandes, à cause de la majesté de Jésus-Christ qui les fait en nous et qui vit notre vie ; et les grandes comme petites et aisées, à cause de sa Toute-Puissance”.


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jeudi 8 décembre 2016

Le chainon manquant

Qu’est-ce qu’un chaînon manquant ?


Les évolutionnistes parlent souvent de chaînons manquants. Ils disent que le lien entre l’homme et les grands singes est le «chaînon manquant» : l’hypothétique ancêtre commun aux deux, faisant penser au singe. Mais il existe de prétendus chaînons manquants dans tout l’arbre évolutionniste.
Par exemple, les chiens et les ours sont considérés comme des cousins, apparentés au travers d’un chaînon manquant. Il en serait de même pour tous les autres niveaux de l’arborescence : toutes les espèces animales seraient le résultat de la transformation d’une autre catégorie d’animaux et, à chaque embranchement, on trouverait un chaînon manquant ainsi que plusieurs autres entre le point d’intersection et la forme moderne de l’espèce.

Si vous ignorez toujours ce que sont des chaînons manquants, ne vous inquiétez pas. Nul ne le sait vraiment, car ils sont justement manquants! Nous n’en avons jamais vu aucun; ils sont toujours introuvables! L’évolution dépend d’innombrables chaînons manquants, chacun ayant vécu dans un passé obscur et s’étant éteint, remplacé par ses descendants toujours plus évolués.

Alors que nous ne savons pas vraiment ce qu’est (ou était) un chaînon manquant, nous pouvons nous faire une idée de ce qu’il devrait être. Comme chaque espèce évoluerait vers quelque chose de différent, il devrait alors exister de nombreux spécimens intermédiaires, acquérant à chaque stade d’évolution de plus en plus des caractéristiques de leurs descendants, et perdant dans le même temps celles de leurs ancêtres.
Si une certaine espèce de poisson avait évolué en un type d’amphibien, il aurait dû y avoir des étapes distinctes en cours de processus, soit des spécimens : à 90% poisson et 10% amphibien; puis à 80% poisson et 20% amphibien, etc., conduisant au 100% amphibien que nous connaissons aujourd’hui. Vous devez bien penser – à moins que l’évolution ne se soit complètement arrêtée – que certains chaînons intermédiaires pourraient encore être vivants aujourd’hui… mais certainement ont-ils vécu et se sont-ils développés pendant un certain temps, dans le passé, avant d’être remplacés... 

En fait, les évolutionnistes ne font plus tellement mention des chaînons manquants. Avec l’introduction de la théorie des «équilibres ponctués», au début des années 70, ils semblent s’être réconciliés avec l’absence de formes transitoires dans le recensement des fossiles. Ils prétendent que les espèces fondamentales d’animaux présentaient des «stases évolutives» (ou équilibres) pendant une longue période, mais qu’ils ont évolué rapidement (équilibres ponctués) lorsque l’environnement a subi un brusque changement; ils auraient évolué si rapidement qu’il n’y aurait eu quasiment aucune chance qu’ils laissent des traces fossiles.
Ainsi, nous ne devrions pas nous attendre à trouver des spécimens intermédiaires ou des chaînons manquants. Et le fait est que nous n’en trouvons pas. L’évolution prétend qu’ils ont existé, mais il n’en existe aucun recensement. La création affirme qu’ils n’ont jamais existé et convient qu’il n’en existe aucun.


 Certains de ces vides, qui devraient être remplis par des chaînons manquants, sont énormes. Considérez le fossé qui existe entre les invertébrés et les poissons vertébrés. Quelle créature marine a évolué pour devenir un poisson doté d’une colonne vertébrale et d’un squelette interne?... Des fossiles de poissons sont même retrouvés dans le Cambrien inférieur et sont situés très tôt sur la frise du scénario évolutionniste. Mais il n’existe ni chaînons manquants ni aucune trace de leurs ancêtres. Les chaînons manquants qui devraient abonder sont toujours manquants! 

La création et l’évolution sont toutes deux des façons de voir l’histoire, des concepts au sujet d’un passé inobservé, et les deux camps tentent de rassembler des preuves en leur propre faveur. La création affirme que chaque catégorie fondamentale de vie a été créée séparément et qu’il n’y a donc jamais eu de «chaînons manquants». L’évolution prétend que les chaînons manquants ont existé, que nous les trouvions ou non. Le fait est que nous ne les trouvons pas. La question à se poser est donc celle-ci : Quel concept historique est-il le plus scientifique et lequel est-il le plus probablement exact?

John Morris,  Docteur en philosophie, 

Source : Institute for Creation Research
Numéro 208, avril 2006

jeudi 3 novembre 2016

La Bardane


Si je ne devais emporter qu’une plante sur une île déserte



Vous connaissez cette plante qui fabrique des boules qui s’accrochent aux cheveux, aux poils des animaux, aux vêtements. Les enfants aiment jouer à se les lancer.

En 1941, le Suisse George de Mestral qui revenait de la chasse eut l’idée du velcro, après avoir passé toute la soirée à retirer les têtes de bardane dans les poils de son chien. « Vel » pour velours et « cro » pour « crochet », le velcro étant constitué d’une partie de petits crochets et d’une autre faite d’une substance douce.

En général, la bardane est considérée comme une mauvaise herbe, tout juste bonne à être passée au désherbant, ou à subir le sacrifice du feu pour les plus écologistes.

Mais c’est encore une de ces (innombrables) victimes d’injustice. Car la bardane est le cas typique de la plante médicament et aliment, qui certes pousse comme une mauvaise herbe, mais n’en est pas une.

La plante idéale sur une île déserte 
                       
J’emporterais la bardane sur une île déserte car c’est une plante peu exigeante.
Elle s’implante toute seule sur les terrains vagues. Pour cette raison, on la désigne comme plante « pionnière ». Il suffit de la semer à tout vent, elle trouve le moyen de germer et de croître.

Elle est médicinale et peut se manger. J’y reviens bien sûr plus loin.

Mais avant cela, j’insiste sur le fait qu’elle a d’autres usages. Ses feuilles immenses peuvent servir de chapeau pour se protéger du soleil, ou de parapluie.

Ses feuilles peuvent se fumer, une fois sèches. C'est toujours appréciable quand on est sur une île déserte, sans distractions.

La plante – trousse à pharmacie

La bardane est surtout mise en avant dans le commerce pour la beauté et la pureté de la peau, principalement contre l’acné et les boutons.

Mais elle est aussi délicieuse sur les articulations douloureuses : ses feuilles fraîches s’appliquent broyées, en cataplasme, sur les gonflements articulaires et l’arthrite aigüe.

Elle est employée en médecine orientale contre l’appendicite : boire ½ verre de jus de bardane. Contre les anémies : on prépare des kinpira (littéralement « morceaux précieux aplatis ») de bardane. Cela consiste à faire cuire dans une poêle des allumettes de racine fraîche de bardane. On fait sauter les morceaux 2 ou 3 minutes dans l’huile, on ajoute de l’eau et on laisse mijoter jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Assaisonner de sauce tamari puis laisser sur le feu doux jusqu’à évaporation complète. 

La décoction de semences de bardane (10 à 20 g par tasse d’eau) soulage les crampes d’estomac.
Appliquer la pulpe sur la peau pour soigner les piqûres d’insecte et les morsures de vipère.

La bardane est souveraine contre les furoncles, eczémas, teignes, les croûtes et gales du lait : il faut alors appliquer sa pulpe directement sur la zone à traiter.

Macérées dans l'huile d'olive, ses feuilles fraîches hâteraient la cicatrisation des ulcères aux jambes et des plaies en général.
Son action externe peut être doublée par l’absorption d’une tisane concentrée qui nettoie l’organisme.

La bardane est en effet diurétique (fait faire pipi) et aide donc à éliminer les toxines. C’est une plante dite « dépurative ».

Combien de personnes la bardane a-t-elle sauvées de la famine ??
Même si on l’a oublié, la bardane fut énormément consommée dans nos campagnes.
Les jeunes pousses se mangent crues, tout juste sorties de terre. Il faut simplement les peler pour enlever la partie amère.

Les très jeunes feuilles se mangent aussi : on les fait cuire ou fermenter comme de la choucroute pour les conserver.
Les côtes des feuilles adultes et la moelle des grosses tiges se mangent cuites.

Et ce n’est pas tout :                         

La bardane est dotée d’une grosse racine charnue qui pouvait être consommée en tant que légume, mais aussi être torréfiée (brûlée) pou remplacer le café.
Au Japon, des variétés de bardane moins amères et plus tendres ont été mises au point : elles sont apprêtées en légume, comme la carotte, le panais ou le salsifis.

Il me semble difficile ou impossible de trouver une plante qui ait plus d’usages pratiques, médicinaux ou alimentaires.

Quand je vois de la bardane au cours de mes promenades, je pense toujours à l’ingéniosité étonnante qu’il a fallu pour créer cette plante multi-usages. On nous dit que cela s’est fait tout seul, c’est l’évolution naturelle des espèces.

Si je comprends bien, c’est le "hasard"!
Voilà, c’est le hasard : la bardane sert pratiquement à tout mais, aussi bien, elle aurait pu ne servir à rien.
Hé bien, le moins qu’on puisse dire est que le hasard fait bien les choses !

Jean-Marc Dupuis


Commentaire de Pierre DANIS

Évidement, le "hasard" est contrôlé par le DIEU qui a conçu la Bardane.
En effet, le Créateur a inventé le velcro longtemps avant que les hommes ne le copie...



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J'habite à 3 kms du lac du Bourget, et au pied de la montagne d'oû j'ai pris cette photo...

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Ma région (Savoie) France

Voici un livre intérréssant

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Ce sont des généralités sur l'évolution

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Voici des super DVD que je vous conseille :

  • "Qu'est-ce que la science?"
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